Tribune

Dans notre République, et dans le cœur de chaque Français, la commune a une place particulière et essentielle. Les Français se reconnaissent dans les clochers de leur village, la vie de leur quartier, l’animation de leur rue, l’identité de leur ville. La commune, c’est l’échelon qui compte pour chacun car elle est à la fois synonyme de quotidien, de proximité et de service public.

Plus qu’un symbole de vie et de fierté, la commune est depuis la Révolution française le fondement même de notre organisation politique. Elle est aussi un pilier de notre démocratie locale. Les maires et l’ensemble des élus municipaux demeurent, scrutins après scrutins, les élus préférés des Français.

Tout simplement parce les électeurs s’identifient et font confiance en ces femmes et ces hommes, souvent leurs voisins, qui s’engagent chaque jour sans compter et qui partagent leur quotidien.
Une part importante de la France qui se réforme, qui s’invente, qui se remet en cause, le fait dans nos villes, mettant ainsi les institutions communales à l’avant-garde des réformes nécessaires pour notre pays. Les villes ont entamé bien avant l’Etat la mutation de l’action publique en co-construction avec nos concitoyens.

Avec la mise en œuvre de la fin du cumul des mandats, notre pays écrit aujourd’hui une nouvelle page de son histoire.

Aucun représentant d’un exécutif communal ne pourra désormais siéger au Parlement, et donc participer directement à l’élaboration de la loi ou au contrôle du gouvernement. Cette réforme bouleverse toute notre organisation politique. Il faut en prendre la mesure et renouveler le cadre du dialogue entre l’Etat et les Collectivités afin que nous puissions nous prononcer en amont sur toutes les réformes qui nous concernent. Ce dialogue se doit d’être fondé sur le contrat et l’évaluation.

Les lois et réglementations à venir ne pourront pas se faire sans les maires de France. Après Nice, Berlin, Paris, Londres, Stockholm, Barcelone ; qui peut contester que les modes opératoires récents utilisés pour semer la mort et la terreur dans nos villes ne positionnent les maires, premiers gestionnaires des espaces publics, en première ligne face au terrorisme ? Qui peut contester le rôle des polices municipales dans le maintien du bon ordre et de la sécurité publique malgré des moyens et des compétences qui devraient encore être renforcés ?
De surcroit, les milliers de fonctionnaires territoriaux, administratifs et techniques, placés sous l’autorité des maires, sont des acteurs précieux et complémentaires pour les services de l’Etat dans l’espace public. Refuser de tendre vers une ère de mutualisation de l’information et des moyens, et ne pas faire évoluer la culture partenariale entre l’Etat et les gestionnaires des collectivités, serait une grave erreur.

Avec ce changement institutionnel, c’est surtout une grande partie de la France qui risque tout simplement d’être mise de côté et de ne plus être entendue.

Nos partis politiques sont eux même confrontés à un défi dans leurs relations avec les élus. Les appareils politiques, quel qu’ils soient, persistent à ne fonder leur organisation essentiellement que sur leur relation avec la représentation parlementaire. Or, il est une réalité tant pour nos administrés que pour les citoyens engagés dans le militantisme : c’est d’abord dans leur instance communale qu’ils se reconnaissent, ainsi que le démontre la confiance qu’ils placent avant tout autre à la fonction de Maire, au-delà de tout parti politique, dans notre pays.

Il est un fait : les français ont rejeté a plus de 70% les partis traditionnels lors des dernières élections présidentielle et législatives, marquant ainsi l’exigence d’un profond changement.

Nous, qui représentons 70% de la commande publique, qui incitons au développement économique, qui créons de l’emploi, qui garantissons de la cohésion sociale, qui gérons tout simplement le quotidien, nous ne pouvons être en dehors du débat à cause de ce changement institutionnel.
Nous ne pouvons pas, là où le débat parlementaire et les partis politiques semblent nous exclure involontairement du débat public national, accepter que nos concitoyens qui se reconnaissent en nous et dans notre action ne soient plus entendus, et que les milliers d’initiatives qui sont prises au quotidien à l’échelon communal se trouvent déconnectées et ignorées de la réforme de l’action publique tant attendue.

Face à ce constat, nous, maires de droite et du centre, gaullistes, libéraux, sociaux, européens, humanistes, représentants de l’ensemble des territoires de France, et ayant comme point commun d’être l’ultime rempart face aux extrémistes, considérons que nous incarnons une expression démocratique légitime et nécessaire à notre pays.

A ce titre, notre voix doit permettre l’élaboration d’une vie démocratique plus participative qu’elle ne l’est et au plus près des citoyens.

Avec eux, nous voulons porter cette voix des territoires de France, de la métropole, de l’outre-mer, qu’ils soient ruraux, urbains, des centres ou des banlieues. Nous sommes convaincus que la suite de la recomposition politique de notre pays ne viendra plus des appareils mais de nos territoires.

Nous sommes confrontés à d’immenses défis. L’équité territoriale, la lutte contre le chômage, les mutations technologiques, la bataille de l’innovation, la sécurité et la guerre contre le terrorisme. Plus que jamais, il est nécessaire de conforter les élus locaux, dont le rôle premier sera de ramener l’Etat à la réalité vécue sur le terrain, à la vie quotidienne des Français dont nous sommes, témoins et acteurs permanents. Au seul service de l’intérêt général, au-dessus des clivages partisans et dans le respect des fonctions régaliennes de l’Etat, nous voulons prendre toute notre part au redressement de notre pays et ainsi aider la France à être une voix plus forte dans le concert des Nations.

Les 15 premiers signataires :
– Gil Averous, Maire de Châteauroux,
– Christophe Béchu, Maire d’Angers
– Delphine Bürkli, Maire du 9ème arrondissement de Paris,
– Olivier Carré, Maire d’Orléans,
– Alain Chrétien, Maire de Vesoul,
– Jean Paul David, Maire de Guillaumes,
– Christian Estrosi, Maire de Nice,
– Jean Luc Moudenc, Maire de Toulouse,
– Louis Negre, Maire de Cagnes sur Mer,
– Luc Lemmonier, Maire du Havre,
– Gael Perdriaux, Maire de Saint Etienne,
– Michel Py, Maire de Leucate,
– Arnaud Robinet, Maire de Reims,
– Jean Rottner, Maire de Mulhouse,
– Joseph Segura, Maire de Saint Laurent du Var,

Cérémonie commémorative du 73e anniversaire de la Libération de Paris

Cérémonie de commémoration - 25 août 2017

Discours de Delphine Bürkli – 25 août 2017

Pour commencer je tiens à vous remercier chaleureusement pour votre présence fidèle à cette cérémonie commémorative, à laquelle en tant que Parisiennes et Parisiens nous tenons particulièrement. Vous comprendrez que dans ce contexte tragique qui frappe une nouvelle fois un pays qui comme nous a placé la liberté au-dessus de tout, je souhaite commencer mon propos en ayant une pensée pour les nombreuses victimes femmes, hommes, enfants assassinés ou blessés au nom de la terreur le 17 août dernier à Barcelone. Je tiens à exprimer toute ma solidarité au peuple espagnol, dont les français se sentent si proches et lui dire que nous ne formerons qu’un dans ce combat pour défendre la liberté.

C’est au nom de cette liberté, retrouvée ici même, à Paris, il y a 73 ans, que nous nous rassemblons aujourd’hui. Comme en 1940, notre devise devient la cible des plus grandes atrocités. Et les mots prononcés par le Général de Gaulle le 25 août 1944, raisonnent aujourd’hui avec vérité « Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais Paris libéré ». Grâce à l’engagement et à la solidarité de tous les français, notre République continue de défendre fièrement ses valeurs ! Les forces de l’ordre, ces mêmes soldats de la liberté qui combattaient à partir du 19 août 1944 pour rendre à Paris sa liberté, donnent toujours leurs vies pour notre pays. Ils sont des milliers déployés partout en France. À travers vous commandant Chabalier – qui représentez le Commissaire Legris – je veux rendre hommage à tous les hommes déployés depuis plus deux ans qui se donnent sans relâche pour notre sécurité. J’ai une pensée particulière pour vous, cher Capitaine Rémi Polisini, et pour vos hommes du 1er Régiment de Tirailleurs que nous accueillons actuellement à la Mairie. Vous qui veillez si bien sur les habitants de notre arrondissement et sur ses très nombreux visiteurs.
Car, comme en 1944, la France est face à elle-même et les nouveaux défis qui s’imposent à nous sont immenses. Et nous avons besoin de l’engagement de chacun pour les relever. Comme le soulignait si justement Jean-Louis Bourlanges au lendemain des attentats en Catalogne, « il faut vivre avec les attentats comme si nous étions en paix et en combattre les auteurs comme si nous étions en guerre ». En 1944, nos aînés ont combattu le nazisme, aujourd’hui nous devons être unis pour vaincre le fascisme islamiste contre lequel nous sommes officiellement en guerre. Ce groupe qui prône la haine et la violence, et qui parvient à recruter des Français, sur notre sol, qui choisissent de se battre contre le pays qui les a vus grandir, le pays qui les a éduqués, le pays qui leur a appris ce que voulait dire le mot liberté !

Alors, ne soyons pas dans le déni des réalités, nommons les choses clairement, et arrêtons l’autocritique ou l’autocensure comme nous la constatons trop souvent. Il faut reconnaître clairement, et le Premier Ministre Edouard Philippe l’a rappelé hier : il existe « une fraction réduite mais virulente d’un islam radicalisé » qui conduit à un terrorisme islamiste et que nous devons, pour le combattre, se doter d’une vision politique claire et définir un cap précis. En s’attaquant ainsi à des promenades, des avenues, des restaurants, des cafés, ou encore des salles de spectacle, ces fanatiques religieux veulent que nous adoptions leur mode de vie et leurs lois rétrogrades. Nos démocraties n’ont été que trop affaiblies et rendues vulnérables par les politiques d’apaisement ou les compromissions avec certains pays et dirigeants du Moyen-Orient.

À cela s’ajoute un autre phénomène, avec l’absence d’anticipation de la vague migratoire en Europe. Il faut là aussi le reconnaître, les états européens sont dépassés et Paris, comme d’autre capitale occidentale, est en première ligne. C’est un sujet auquel nous sommes directement confrontés dans le 9e, puisque nous accueillons depuis le début de l’année l’unique centre d’accueil pour les mineurs migrants à Paris, à quelques pas d’ici. Si cette installation n’est évidemment pas suffisante pour répondre à l’ampleur de l’affluence, je suis fière que notre arrondissement, avec mon équipe, ait accompagné le développement de cette structure, en dépassant les préjugés et les craintes. Je salue le travail remarquable de l’association Coallia que nous avons une fois de plus constaté lors de notre dernière visite il y a quelques jours, avec Alexis.

Pour relever ces nombreux défis, les français devront rester soudés, sans tomber dans le piège de la peur et de la division. Et c’est grâce à une fraternité infaillible que le peuple français se soulèvera et vaincra, comme ce fut le cas il y a 73 ans jour pour jour. C’est la France de Charles de Gaulle, de Philippe Leclerc de Hautecloque, d’Henri Rol Tanguy, de Jacques Chaban-Delmas, c’est-à-dire la France qui se bat, la seule France, le France éternelle, qui garantira aux français leur liberté. Après quatre années d’occupation, lors desquelles la Liberté, l’Egalite et la Fraternité n’étaient plus une devise respectée, ces années où une partie de nos concitoyens ont accepté de collaborer avec l’ennemi, envoyant à la mort tant d’hommes, tant d’enfants et tant de femmes, seule la cohésion a permis de voir naitre l’insurrection !

Paris tout entière est devenue le théâtre de batailles cruciales. Et le 9e arrondissement était au cœur de cet ultime combat. Que ce soit autour de Notre Dame de Lorette, du Boulevard Haussmann, près de la place Saint Georges, aux abords de la Gare Saint-Lazare ou bien entendu autour de la place de l’Opéra, devenu pendant les années sombres, le siège Kommandantur, le 9e , notre arrondissement était en première ligne de la libération de Paris parce qu’il était, qu’il est, et qu’il demeurera l’arrondissement des libertés.

Ces libertés, encore aujourd’hui, doivent être protégées en se souvenant de ces milliers de français qui ont donné leurs vies pour les défendre. Alors je souhaite que nous continuions à travailler ensemble, portés par l’envie de transmettre aux générations futures les chapitres de notre Histoire, pour que demain ne ressemble plus jamais à hier.

« Fluctuat nec mergitur », ainsi est la devise de Paris.

Vive la République et vive la France !

Chaleureuses félicitations à Sylvain Maillard et à Pierre-Yves Bournazel

« J’adresse mes plus chaleureuses félicitations à Sylvain Maillard et à Pierre-Yves Bournazel, deux hommes que je connais de longue date et pour lesquels j’ai de l’amitié et de l’estime.

Pierre-Yves Bournazel a été élu hier soir Député de la 18e circonscription de Paris (qui englobe le nord-est de du 9e), avec 54% des voix. Je connais son engagement sur le terrain, sa proximité et ses convictions qui sont fortes.

Sylvain Maillard a été élu la semaine dernière, au premier tour, Député de la 1ère circonscription de Paris avec 50.8% des voix. En 2014, j’ai voulu qu’il figure sur ma liste lors des élections municipales pour conquérir le 9e, ce qui lui a permis d’avoir un véritable ancrage. Cette 1ère circonscription, c’est aussi, avec une grande partie du 9e, les 1er, 2e et 8eearrondissements : la tâche sera donc importante et je lui souhaite de réussir dans ses nouvelles fonctions.

Aujourd’hui s’ouvre une nouvelle page de notre Histoire. Notre pays a besoin de réformes. Le Président de la République et son Premier Ministre, Édouard Philippe, se sont engagés dans cette voie auprès des Français pour les mener à bien. Sans leur donner un chèque en blanc et en prenant en compte la forte abstention significative pour ces deux tours de législative, il est de notre responsabilité nous, élus, maires, conseillers régionaux d’être au rendez-vous maintenant de ces réformes.

Quelle que soit l’option que Sylvain Maillard et Pierre-Yves Bournazel ont choisie, porter les couleurs d’En marche ou de la droite et du centre, je ne retiens qu’une seule chose : c’est qu’aujourd’hui ils portent les couleurs de la France et de 63 millions de français.

Je compte désormais sur nos deux députés du 9e, eux qui nous représentent désormais au Parlement pour accompagner le travail d’expérimentation, de concertation, d’évaluation, d’innovation, qu’avec mon exécutif municipal, nous continuerons à faire ici, à Paris et dans le 9e. C’est mon engagement et ma conviction, c’est aussi l’engagement de toutes les bonnes volontés au service de nos concitoyens ».

Intervention sur la rénovation des cités scolaires Jacques Decour et Edgar Quinet

Conseil de Paris 9 mai 2017

C’est avec une satisfaction non dissimulée que je prends la parole sur cette délibération, tant je me suis investie depuis 2014 pour que les cités scolaires Jacques Decour et Edgar Quinet soient enfin la priorité de la région Ile-de-France et de la Ville de Paris.

La Présidente de la Région Ile-de-France, Valérie PECRESSE, et sa Vice-Présidente Agnès EVREN ont, en effet, bâti un programme pluriannuel d’investissement pour la mandature, dont l’un des points majeurs est l’effort financier sans précédent dévolu à la rénovation des lycées franciliens. C’est un plan d’urgence exceptionnel et tout à fait inédit. Ce sont ainsi 5 milliards d’euros, le double de la mandature précédente, qui seront consacrés, d’ici 2020, aux lycées de la Région.
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Hommage à Charles Baron

Hommage à Charles Baron

Ce matin, nous étions réunis à la Mairie du 9e arrondissement de Paris pour commémorer ensemble la journée nationale de la déportation. A cette occasion, j’ai souhaité rendre un hommage tout particulier à Charles Baron, une personnalité exemplaire de l’arrondissement, déporté en 1942 et survivant de la Shoah, disparu en octobre 2016. Voici mon allocution prononcée en présence de sa femme Micheline, de sa famille, d’Eric de Rotschild, Président de la fondation pour la Mémoire de la Shoah et de très nombreux Parisiens. Merci également au Rabbin Sebbag Moshe, à Jacques Canet, Président de la grande synagogue de la Victoire, au Choeur Vercken. Merci à tous pour votre présence.
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Lettre aux habitants du 9e arrondissement de Paris

Hier se tenaient dans notre pays, pour la première fois sous la 5e République, les élections présidentielles dans un contexte inédit d’état d’urgence. Je veux remercier toutes celles et tous ceux qui ont participé avec courage et responsabilité à ce processus démocratique qui s’est parfaitement déroulé dans l’arrondissement. Je veux également rendre hommage aux forces de police, aux militaires et aux agents de sécurité qui ont assuré notre protection.

Avec un taux de participation de 86,6% (moyenne parisienne: 83%) les habitants du 9e ont répondu massivement présents à ce rendez-vous qui est au cœur de notre vie démocratique. C’est Emmanuel Macron qui est arrivé en tête (42%), suivi de François Fillon (27%) et de Jean-Luc Mélenchon (14%). Le choix des habitants du 9e se portera cependant au second tour entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Alors que la candidate d’extrême droite a enregistré une percée dans le pays en recueillant plus de 7 millions de suffrages sur son nom, le Front National, historiquement bas à Paris, recule encore dans notre Ville et tout particulièrement dans le 9e et je m’en félicite. Pour autant, ce score sans précédent doit nous appeler à la plus grande vigilance sur l’exaspération de beaucoup de nos concitoyens.
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Avec Mme Le Pen, ceux qui ont peu n’auront plus rien !

Article paru dans le JDD.

par Nathalie Kosciusko-Morizet, Christian Estrosi, Xavier Bertrand, Delphine Bürkli, Philippe Dallier, Fabienne Keller, Renaud Muselier,
et d’autres membres du Comité de riposte républicaine*

Nous aurions pu écrire que le Front national refuse toujours la République et sa devise. Qu’il défend toujours des thèses xénophobes et populistes. Qu’il n’est toujours ni républicain ni patriote. Qu’il divise toujours les Français et qu’il prospère sur leurs peurs. Qu’il regorge toujours d’individus à la pensée sombre qui détestent les Juifs et contestent la Shoah. Ce discours- là, s’il est nécessaire n’est manifestement plus suffisant. Pour battre le clan Le Pen et qu’aucune voix ne manque à notre candidat François Fillon, il ne suffit plus de stigmatiser son idéologie raciste, il faut le combattre !

Lire la suite de la tribune sur le site du JDD.