Stop aux caricatures et aux provocations !

C’est avec tristesse et consternation que nous prenons connaissance des propos de notre collègue au Conseil de Paris, François Lebel, Maire du 8e arrondissement, au sujet du projet de loi concernant le mariage entre personnes du même sexe.

Comparer insidieusement, sous forme interrogative, et de manière aussi  provocatrice l’amour entre deux  personnes du même sexe à l’inceste, à la pédophilie ou à la polygamie sont des propos d’un autre temps. Ils sont pour nous à l’opposé des valeurs républicaines, humanistes et de tolérance qui constituent le socle idéologique de l’Union pour un Mouvement Populaire.

Nous condamnons, au nom de ces valeurs, l’homophobie sous toutes ses formes.

Nous appelons  au respect de chacun  concernant le débat sur le mariage homosexuel et sur les délicates questions de la procréation assistée et de l’adoption. On a le droit d’être pour ou contre le mariage entre deux personnes du même sexe. Les élus de la République doivent à nos yeux donner l’exemple pour que chacun se respecte. La caricature comme la provocation ne feront qu’exacerber les tensions, accroître l’agressivité et diviser inutilement les français entre eux.

En l’état actuel, le projet de loi du gouvernement se refuse à créer les conditions d’un réel débat. La gauche française pose un rideau de fumée sociétale afin d’éviter d’approfondir le sujet et de parler des préoccupations quotidiennes des français liées à la crise sociale. Ce débat de société devrait être serein. Il ne l’est pas. C’est délibéré de la part du gouvernement. Notre famille politique ne tombera pas dans le piège que lui tend la gauche. Sur ces sujets fondamentaux, il n’y a pas d’un côté ceux qui savent et de l’autre ceux qui verseraient dans l’obscurantisme.

Avec Vincent Roger et des élus de la nouvelle génération de la droite parisienne

Tribune du 3 octobre 2012

Vœu pour un soutien de la Ville de Paris aux Pussy Riot

L’issue du procès des Pussy Riot a suscité de vives critiques partout en Occident et sur tous les bancs de notre Assemblée, droite et Gauche confondus.

Naturellement, nous voterons ce vœu mais je voudrais vous dire que vous n’êtes pas les seuls à dénoncer un verdict disproportionné qui pose problème par son impact négatif sur la liberté d’expression en Russie. Ces peines de prison excessives et démesurées vont à l’encontre des valeurs européennes d’Etat de droit et de démocratie pour lesquelles la Russie s’est prononcée en tant que membre du Conseil de l’Europe.

Alors, au-delà des mots et des bonnes intentions, là aussi nous attendons du Gouvernement français des actes et une action significative dès la prochaine session du Conseil de l’Europe, qui reste l’instance de dialogue privilégié avec la Russie et les 46 autres états membres du Conseil, pour que ces jeunes femmes puissent obtenir leur libération immédiate.

Conseil de Paris du 25 septembre 2012

N’oublions pas l’échec de la candidature de Paris 2012

Les JO 2012 ont été un succès. Outre les formidables performances sportives – notamment françaises – qui ont jalonné cet événement, ces JO nous ont éblouis par leurs couleurs et la joie qui s’en dégageaient.

Ces jeux, c’est aussi la victoire de la métropole londonienne, qui a su tirer le meilleur de ce qu’elle est pour montrer au monde entier une ville dynamique, belle, moderne, internationale. En un mot, attractive. Une ville qui organise les JO a un message à faire passer. Celui de Londres est clair et a été compris de tous : Londres est une ville internationale à l’énergie libérée.

La capitale anglaise a profité de ces JO pour développer des projets structurants : en choisissant l’est de Londres comme lieu d’implantation des jeux, la ville a permis de régénérer l’une des régions les plus défavorisées du pays. Aidé par le gouvernement, la ville de Londres a également profité de l’événement des JO pour transformer un quartier situé à proximité du parc olympique qui abritait il y a encore dix ans des usines de textiles et des imprimeries en « hub créatif » dédié aux start-up dans le domaine des nouvelles technologies et des énergies vertes. Ce lieu dédié, appelé « Silicon Roundabout », est en passe de devenir la première pépinière d’entreprises innovantes d’Europe. Au final, ces Jeux olympiques auront assuré la promotion de cette ville cosmopolite du 21e siècle en tant que lieu touristique mais aussi comme une destination attractive pour l’investissement étranger.

Ce succès de Londres 2012 doit nous interpeller, nous habitants et amoureux de Paris, sur l’échec de la candidature de Paris 2012. Pour masquer son échec, Bertrand Delanoë – rappelez-vous en 2005 – avait maladroitement moqué le fair play britannique … Cet échec, nous continuons à le payer cher : alors que le projet du grand Paris patine, qu’aucun grand projet économique ou scientifique n’est sorti de terre à Paris depuis onze ans, les jeux olympiques auraient pu être le levier permettant de donner naissance à une nouvelle métropole. Boostés économiquement par les dizaines de milliers d’embauche et galvanisés par l’organisation de cet événement planétaire, Paris aurait eu une occasion historique d’entreprendre, d’inventer, de créer. Et il nous serait revenu à nous, habitants et politiques de Paris, héritiers d’Haussmann, d’écrire un nouveau pan de l’histoire de notre ville.

Londres nous a montré le chemin, celui d’une municipalité qui construit son avenir en soutenant les initiatives privées s’inscrivant dans des projets globaux. Celui d’une ville qui créé des synergies en s’appuyant sur la créativité de sa population. A nous désormais de relever le défi.

Tribune du 24 septembre 2012

Le Conseil du 9e vote les subventions pour des crèches associatives

Au cours du Conseil du 9e, lundi dernier, nous avons voté des sommes très importantes pour l’accueil des enfants de moins de 3 ans dans trois crèches associatives : plus de 2 millions d’euros.
Un montant très important qui ne doit pas faire oublier que deux enfants sur trois dans l’arrondissement sont, dès le départ, laissés au bord du chemin et les parents n’ont pas d’autres choix que le système D.
C’est pourquoi à l’occasion du vote de ces subventions, j’ai insisté pour que nous ayons une visibilité claire dans le temps sur les structures d’accueil des enfants de moins de trois ans dans l’arrondissement et sur le déploiement des moyens des personnels. Face à la demande croissante, la Ville doit d’urgence faire des propositions pour favoriser les modes de garde à domicile et le développement des crèches inter-entrerprises et mettre en place un vrai plan de valorisation des assistantes maternelles. Et puis toujours mieux informer les parents doit être la préoccupation des élus de proximité pour les accompagner dans leurs démarches en matière de garde de leur enfant.

Tribune du 19 septembre 2012

Des crédits supplémentaires pour le square d’Estienne d’Orves

Un amendement au budget supplémentaire de la Ville de Paris a été adopté ce matin au Conseil de Paris pour obtenir des crédits supplémentaires pour le square d’Estienne d’Orves, faisant suite à la discussion quelque peu animée que j’avais eue la semaine dernière au Conseil d’arrondissement du 9e au sujet de la faiblesse des crédits apportés à l’entretien de nos cinq squares, un entretien qui laisse sérieusement à désirer … Le cas le plus problématique reste celui du square Montholon où, à l’absence d’entretien régulier s’ajoute une insécurité grandissante.

Reste à souligner que la situation spécifique du square d’Estienne d’Orves aurait pu être évitée si la Ville de Paris avait respecté ses obligations en matière d’entretien des édifices religieux qui relève de sa pleine responsabilité. L’Eglise de la Trinité, comme nombre d’églises à Paris et dans nos quartiers, a besoin de travaux de sécurité urgent, qui concernent la sécurité de tout un quartier, et le budget de la Ville votée ce matin ne répond toujours pas à ces préoccupations légitimes.

Tribune du 9 juillet 2012

L’avenir des cinq squares du 9e en question : l’exemple du square Montholon

Le square Montholon, jusqu’à ces dernières années, c’était un lieu de tranquillité, un havre de paix pour les habitants et les familles de l’arrondissement.

Avec les squares Adolphe Max, d’Estienne d’Orves, Alex Biscarre et Anvers, Montholon est l’un des rares « poumons verts » de l’arrondissement pour ses 60.000 habitants et les milliers de personnes qui viennent y travailler au quotidien.

Depuis dix ans, aucun de ces espaces verts n’a bénéficié de travaux d’envergure pour être plus accessible et agréable, aucun square supplémentaire n’a été crée, alors que, dans le même temps, la population de l’arrondissement a beaucoup augmenté.

Le square Montholon souffre d’un manque d’entretien, en plus d’être dangereux : jeux dégradés, campements sauvages, bagarres et consommation d’alcool à toute heure, détritus divers et périlleux, comme des seringues usagées à la portée des enfants. Cette situation génère de graves crises sanitaires et éducatives, sans parler des risques de sécurité pour les 2.000 enfants qui fréquentent ce square.

C’est la raison pour laquelle une intervention des services municipaux est indispensable et celle-ci, qui relève de la pleine responsabilité de la Mairie, n’a que trop tarder. Et pourtant … cela fait plus d’un an que les parents du quartier se mobilisent pour dénoncer cette situation. La pétition « Sauvons Montholon » lancée par un collectif de parents du quartier, a été largement signée par de très nombreux habitants.

Depuis lors, le dialogue avec la Mairie et les habitants réunis en conseil de quartier reste inopérant, parce que les élus socialistes refusent l’évidence : l’urgence de rétablir un gardiennage à la journée comme il en existait un avant 2001.

Devant cette situation de blocage, j’ai porté en juin dernier, ce dossier au Conseil de Paris pour proposer une requalification globale du square, avec pour objectif un lieu agréable et sécurisé et demander de renforcer d’urgence le gardiennage et les services de nettoyage du square. Car, au-delà du square Montholon, c’est  bien l’avenir des cinq squares de l’arrondissement qui est en jeu. Nous devons faire preuve de vigilance et rester mobilisés pour que ces endroits appréciés des habitants ne deviennent pas des zones de non droit.

Tribune du 6 juillet 2012

Bertrand Delanoë privilégie l’économie subventionnée à la création de richesses et d’emplois à Paris

Monsieur le Maire,

Tout d’abord, je vous demanderai de ne pas caricaturer mes propos sur ce que je m’apprête à vous dire. Il ne s’agit pas ici de remettre en cause les entreprises de l’économie sociale et solidaire, dont l’existence remonte à plusieurs décennies, et qui jouent un rôle dans le retour à l’emploi des populations les plus fragiles.

Cependant, votre soutien financier en faveur de structures parapubliques, comme « Paris Initiatives Entreprises » qui ont vocation à soutenir ces entreprises n’est pas exempt de critiques au regard des résultats timides qu’elles affichent dans ce domaine en matière d’insertion des parisiens en difficulté.

Quand une collectivité engage pour une structure associative, comme ici, plus d’un demi million d’euros, dont la moitié est consacrée à subvenir aux frais de fonctionnement, notamment pour l’entretien d’un siège social dans le 8e arrondissement, on peut s’étonner de la distorsion entre le but affiché de cette structure et son train de vie supposé.

Disant cela, et devant cette situation qui laisse à désirer sur la gestion des deniers publics, nous sommes en droit en application de l’article L.1611-4 du Code général des collectivités territoriales, de demander un contrôle financier et de l’activité de cette association. N’ayant pas obtenu d’informations comptables en préparant l’examen de cette délibération, ni de bilan d’activités pour 2010, je vous demande d’exercer ce pouvoir et de confier à la Direction du développement économique et de l’emploi cette mission d’audit, ce qui, je l’espère, sera de nature à lever utilement toutes nos interrogations légitimes et nos doutes sur les activités de cette association.

L’an dernier, en 2010, la plate-forme « Paris Initiative Entreprises », mis en place par Christian Sautter, a fêté ses dix ans d’existence et nous avons appris alors qu’avaient été financés sur cette période près de 300 entreprises, dont une quarantaine dans le secteur de l’économie sociale et solidaire, soit près de 300 emplois. Ces chiffres, je les tiens des services de Madame Dagoma, en mai dernier qui ont été présentés à l’occasion d’un CICA à la Mairie du 9e.

En soutenant « Paris Initiatives Entreprises », ce sont 600.000 euros par an qui sont prélevés sur le budget de la Ville de Paris, pour 30 entreprises aidés et 30 emplois sauvegardés par an, soit plus de 6 millions d’euros en 10 ans pris dans la poche des parisiens, pour des résultats en matière d’emplois qui ne sont pas à la hauteur.

En plus des 6 millions d’euros consacrés en dix ans, on le sait, la Ville de Paris soutient d’autres structures coûteuses qui aident au financement, à l’accompagnement et au lancement d’entreprises solidaires et qui traitent finalement du même sujet que « Paris Initiatives Entreprises » au travers de partenariat de la Ville avec l’Association pour le droit à l’initiative économique, la boutique de gestion de Paris Ile de France, et aussi à travers les huit coopératives d’activités et d’emplois parisiennes.

Autant reconnaître par conséquent qu’il y a un problème dans votre politique de soutien à ces entreprises, qui ne portent pas ses fruits.

Depuis dix ans, vous empilez les subventions, à coup de millions d’euros, en faveur de dispositifs qui ne créent pas ou peu de richesses dans Paris.

Au regard de ce bilan décevant, nous sommes légitiment en droit de nous demander si le partenariat que vous nous demandez de renouveler aujourd’hui via cette délibération, est à la hauteur des défis de la Ville de Paris en matière de dynamisme économique et de développement des entreprises en faveur de l’emploi.

Précisément, pour revenir au cœur de cette délibération, les charges de cette association sont passées à 1 million d’euros cette année, soit une augmentation de 20%, quand l’activité de l’association progresse avec une augmentation de 18% du nombre de prêts décaissés et 19% du nombre de garanties bancaires accordées, ce qui s’est traduit par une création ou une consolidation de 356 emplois en dix ans.

Quel est le train de vie de cette structure pour nécessiter 20% d’augmentation des frais de fonctionnement ? On aurait pu imaginer compte tenu de la crise économique qui n’a pas épargné Paris depuis 3 ans, que le budget investissement aurait légitimement primé sur le fonctionnement.

Pouvez-vous nous préciser aussi la proportion d’emplois parapublics créés avec l’aide de Paris Initiatives Entreprises, et la proportion, à l’inverse, d’emplois marchands ? J’ai bien peur que ces constats, si vous nous en faisiez part, soient frappants, puisqu’ils démontreraient inévitablement que vous vous focalisez sur des emplois qui n’apportent pas de valeur ajoutée. Là encore, c’est un double échec de votre politique, en matière de la création de richesse et de  création d’emplois.

Avec un taux de chômage en hausse de 2% en 2010 à Paris, avec près de 3.000 entreprises qui ont été touchées par un redressement judiciaires ou une liquidation l’an passé, avec le départ de Paris de nombreux sièges sociaux de grandes entreprises pour la proche banlieue, plus que jamais, nos entreprises ont besoin d’être soutenues, non pas dans une logique d’économie aidée, subventionnée, comme vous le faites, mais dans une logique économique vertueuse, qui les aide à se développer.

Conseil de Paris du 11 juillet 2011

Réforme des tarifs des conservatoires municipaux

A la lecture de ce projet de délibération, j’avoue m’interroger sur les motivations politiques qui vous ont animées pour proposer une telle hausse des tarifs dans les conservatoires municipaux d’arrondissement.

La réforme, que vous nous présentez aujourd’hui,  tend immanquablement à minimiser l’enseignement musical à Paris et à créer un rapport élitiste à l’art en voulant restreindre l’accès aux conservatoires à tous les enfants, qu’ils soient issus des classes  intermédiaires de Paris ou les plus modestes. Qui peut croire en effet que diminuer les tarifs de 33 à 40 centimes d’euros par moins pour des parents qui gagnent un SMIC est un effort de démocratisation ?

Au-delà, et je le regrette, vous réduisez la question essentielle de l’accessibilité à la musique à un débat purement financier sans apporter la moindre réponse sur les difficultés d’accès à la culture à Paris pour les familles.

Mais, dès lors que vous prétendez agir pour les Parisiens, que ce soit pour le logement, le transport, les tarifs dans les cantines scolaires, ou ici pour l’enseignement de la musique, vous employez les mêmes mots, et la même rengaine idéologique qui ne date pas d’hier, mais du siècle dernier, et qui consiste à, « prendre aux riches et donner aux pauvres ». Et être riche à Paris, dans la terminologie socialiste, c’est toucher 4.000 euros par mois, ce qui concernent toutes les familles moyennes qui tirent leurs revenus de leur seul salaire, et qui ont d’ores et déjà subi une augmentation des impôts locaux de 25 % en deux ans.

Après une hausse continue des tarifs dans les conservatoires entre 2006 et 2011, il est difficile de justifier cette nouvelle annonce d’augmentation, qui je précise, s’est faite sans concertation avec les  directeurs de conservatoires ou des parents d’élèves et alors que la Ville de Paris vient d’engranger au titre des droits de mutation en 2010, des recettes importantes, à hauteur de 1 milliard d’euros. Pourquoi ne pas avoir utilisé cet argent pour l’ouverture de nouveaux conservatoires dans Paris, ou répondre au défaut d’entretien dans certains bâtiments, ou encore utiliser cet argent pour aider les familles à acheter les partitions ou les instruments?  En somme, pourquoi ne pas créer un véritable service public donnant un accès gratuit aux conservatoires municipaux pour les enfants issus des familles les plus modestes?

Résultat, si la diminution de 33 centimes d’euros par mois ne changera rien au quotidien des familles les plus défavorisées, la pression sur le budget des familles est réelle puisque les tranches 4, 5, 6, 7 et 8 augmentent jusqu’à 56% dans des proportions qui n’ont aucun rapport avec l’inflation. Et le tarif varie du simple au septuple selon le quotient familial appliqué.

Alors, traduction sur le budget d’une famille avec deux enfants dont les revenus s’élèvent à 6.000 euros et plus, ce qui est le cas de la majorité des familles dans le 9e, il lui en coûte 204 euros par an supplémentaire pour la cantine scolaire, et 200 euros par an en plus pour inscrire ses deux enfants au conservatoire, soit une augmentation de 424 euros dans le budget du ménage pour l’année et une perte réelle de pouvoir achat.

Au-delà, votre réforme ne permettra pas d’accueillir plus d’enfants dans les conservatoires pour la bonne raison qu’il n’y a plus aucune place dans ces structures, qui dispensent un enseignement répondant à des normes très précises. Prenons l’exemple du 15e arrondissement, qui pour une population de 235.000 habitants, propose seulement 1200 places dans le conservatoire d’arrondissement, et où ma collègue Hélène Macé de Lépinay, y dénonce depuis des mois les insuffisances : pas de régisseur, absence d’entretien des locaux, pas de piano de concert depuis des années, et insuffisance de ses crédits d’animation.

Quant au 14e arrondissement, où le conservatoire accueille 1200 élèves pour 900 places, pourquoi ne pas avoir écouté ma collègue Marie-Claire Carrere Gée qui vous proposait de prévoir un nouveau conservatoire à Broussais ou à Saint-Vincent de Paul ? Quid également de l’extension du conservatoire Baudelic dans le 18e arrondissement, toujours pas réalisé ?

La réalité, c’est que votre politique est en déphasage complet avec l’évolution de la sociologie parisienne, cette réalité parisienne, où dans la plupart des arrondissements, il faut compter aujourd’hui entre 8.000 et 10.000 euros le m² pour acquérir un logement ou s’acquitter d’un loyer de 1.400 à 1.500 euros en moyenne pour un logement de 50m² dans le privé, galèrer pour trouver un parking à moins de 250 euros mensuels, nourrir, habiller ses enfants, les éduquer, il n’y a plus d’argent dans le ménage pour les « extras » c’est-à-dire ces activités qui donnent accès aux enfants à l’art, à la musique, aux sports qui sont aussi essentielles pour leur développement et leur ouverture aux autres.

Au lieu d’aider au maintien du pouvoir d’achat des Parisiens, votre politique – qui matraque fiscalement les familles et augmente tous les tarifs des services municipaux – prive les enfants d’activités culturelles parce que les parents galèrent pour boucler les fins de mois.

C’est la réalité, et c’est la raison pour laquelle je ne voterai pas cette délibération.

Délibération au Conseil de Paris du 16 et 17 mai 2011