Communication sur la rentrée scolaire


Conseil de Paris – Septembre 2017

Je souhaiterais ce matin insister sur trois sujets essentiels sur lesquels les réponses que vous apportez sont loin d’être satisfaisantes pour garantir les meilleures conditions d’enseignement.

D’abord, premier sujet, quel toit on met sur la tête des enfants?
Excusez-moi ici de redonner à César et en particulier aux maires d’arrondissement ce qui leur revient : dans votre communication vous évoquez les nombreux chantiers d’entretien et de rénovation dans les écoles menés par vos services : dois-je rappeler que ceux-ci sont décidés par les maires d’arrondissement dans le cadre de leur budget d’investissement. Cela aurait été charitable de nous rendre ainsi hommage dans votre communication, surtout quand je pense à mes collègues des 15e et 20e et les presque 100 écoles qu’ils ont chacun à entretenir. Chaque maire d’arrondissement pourra d’ailleurs témoigner de l’étroitesse de l’enveloppe allouée par la Ville de Paris dans le cadre des IIL pour mener ces travaux face à l’immensité du patrimoine scolaire et son état – il faut bien le dire – de vétusté. Mme Cordebard, alors que, c’est votre dernière communication avant de devenir, et je vous le souhaite tant le poste est exaltant, Maire d’arrondissement, pensez-y en transmettant vos dossiers à votre successeur !
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Cérémonie commémorative du 73e anniversaire de la Libération de Paris

Cérémonie de commémoration - 25 août 2017

Discours de Delphine Bürkli – 25 août 2017

Pour commencer je tiens à vous remercier chaleureusement pour votre présence fidèle à cette cérémonie commémorative, à laquelle en tant que Parisiennes et Parisiens nous tenons particulièrement. Vous comprendrez que dans ce contexte tragique qui frappe une nouvelle fois un pays qui comme nous a placé la liberté au-dessus de tout, je souhaite commencer mon propos en ayant une pensée pour les nombreuses victimes femmes, hommes, enfants assassinés ou blessés au nom de la terreur le 17 août dernier à Barcelone. Je tiens à exprimer toute ma solidarité au peuple espagnol, dont les français se sentent si proches et lui dire que nous ne formerons qu’un dans ce combat pour défendre la liberté.

C’est au nom de cette liberté, retrouvée ici même, à Paris, il y a 73 ans, que nous nous rassemblons aujourd’hui. Comme en 1940, notre devise devient la cible des plus grandes atrocités. Et les mots prononcés par le Général de Gaulle le 25 août 1944, raisonnent aujourd’hui avec vérité « Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais Paris libéré ». Grâce à l’engagement et à la solidarité de tous les français, notre République continue de défendre fièrement ses valeurs ! Les forces de l’ordre, ces mêmes soldats de la liberté qui combattaient à partir du 19 août 1944 pour rendre à Paris sa liberté, donnent toujours leurs vies pour notre pays. Ils sont des milliers déployés partout en France. À travers vous commandant Chabalier – qui représentez le Commissaire Legris – je veux rendre hommage à tous les hommes déployés depuis plus deux ans qui se donnent sans relâche pour notre sécurité. J’ai une pensée particulière pour vous, cher Capitaine Rémi Polisini, et pour vos hommes du 1er Régiment de Tirailleurs que nous accueillons actuellement à la Mairie. Vous qui veillez si bien sur les habitants de notre arrondissement et sur ses très nombreux visiteurs.
Car, comme en 1944, la France est face à elle-même et les nouveaux défis qui s’imposent à nous sont immenses. Et nous avons besoin de l’engagement de chacun pour les relever. Comme le soulignait si justement Jean-Louis Bourlanges au lendemain des attentats en Catalogne, « il faut vivre avec les attentats comme si nous étions en paix et en combattre les auteurs comme si nous étions en guerre ». En 1944, nos aînés ont combattu le nazisme, aujourd’hui nous devons être unis pour vaincre le fascisme islamiste contre lequel nous sommes officiellement en guerre. Ce groupe qui prône la haine et la violence, et qui parvient à recruter des Français, sur notre sol, qui choisissent de se battre contre le pays qui les a vus grandir, le pays qui les a éduqués, le pays qui leur a appris ce que voulait dire le mot liberté !

Alors, ne soyons pas dans le déni des réalités, nommons les choses clairement, et arrêtons l’autocritique ou l’autocensure comme nous la constatons trop souvent. Il faut reconnaître clairement, et le Premier Ministre Edouard Philippe l’a rappelé hier : il existe « une fraction réduite mais virulente d’un islam radicalisé » qui conduit à un terrorisme islamiste et que nous devons, pour le combattre, se doter d’une vision politique claire et définir un cap précis. En s’attaquant ainsi à des promenades, des avenues, des restaurants, des cafés, ou encore des salles de spectacle, ces fanatiques religieux veulent que nous adoptions leur mode de vie et leurs lois rétrogrades. Nos démocraties n’ont été que trop affaiblies et rendues vulnérables par les politiques d’apaisement ou les compromissions avec certains pays et dirigeants du Moyen-Orient.

À cela s’ajoute un autre phénomène, avec l’absence d’anticipation de la vague migratoire en Europe. Il faut là aussi le reconnaître, les états européens sont dépassés et Paris, comme d’autre capitale occidentale, est en première ligne. C’est un sujet auquel nous sommes directement confrontés dans le 9e, puisque nous accueillons depuis le début de l’année l’unique centre d’accueil pour les mineurs migrants à Paris, à quelques pas d’ici. Si cette installation n’est évidemment pas suffisante pour répondre à l’ampleur de l’affluence, je suis fière que notre arrondissement, avec mon équipe, ait accompagné le développement de cette structure, en dépassant les préjugés et les craintes. Je salue le travail remarquable de l’association Coallia que nous avons une fois de plus constaté lors de notre dernière visite il y a quelques jours, avec Alexis.

Pour relever ces nombreux défis, les français devront rester soudés, sans tomber dans le piège de la peur et de la division. Et c’est grâce à une fraternité infaillible que le peuple français se soulèvera et vaincra, comme ce fut le cas il y a 73 ans jour pour jour. C’est la France de Charles de Gaulle, de Philippe Leclerc de Hautecloque, d’Henri Rol Tanguy, de Jacques Chaban-Delmas, c’est-à-dire la France qui se bat, la seule France, le France éternelle, qui garantira aux français leur liberté. Après quatre années d’occupation, lors desquelles la Liberté, l’Egalite et la Fraternité n’étaient plus une devise respectée, ces années où une partie de nos concitoyens ont accepté de collaborer avec l’ennemi, envoyant à la mort tant d’hommes, tant d’enfants et tant de femmes, seule la cohésion a permis de voir naitre l’insurrection !

Paris tout entière est devenue le théâtre de batailles cruciales. Et le 9e arrondissement était au cœur de cet ultime combat. Que ce soit autour de Notre Dame de Lorette, du Boulevard Haussmann, près de la place Saint Georges, aux abords de la Gare Saint-Lazare ou bien entendu autour de la place de l’Opéra, devenu pendant les années sombres, le siège Kommandantur, le 9e , notre arrondissement était en première ligne de la libération de Paris parce qu’il était, qu’il est, et qu’il demeurera l’arrondissement des libertés.

Ces libertés, encore aujourd’hui, doivent être protégées en se souvenant de ces milliers de français qui ont donné leurs vies pour les défendre. Alors je souhaite que nous continuions à travailler ensemble, portés par l’envie de transmettre aux générations futures les chapitres de notre Histoire, pour que demain ne ressemble plus jamais à hier.

« Fluctuat nec mergitur », ainsi est la devise de Paris.

Vive la République et vive la France !

Hommage à Charles Baron

Hommage à Charles Baron

Ce matin, nous étions réunis à la Mairie du 9e arrondissement de Paris pour commémorer ensemble la journée nationale de la déportation. A cette occasion, j’ai souhaité rendre un hommage tout particulier à Charles Baron, une personnalité exemplaire de l’arrondissement, déporté en 1942 et survivant de la Shoah, disparu en octobre 2016. Voici mon allocution prononcée en présence de sa femme Micheline, de sa famille, d’Eric de Rotschild, Président de la fondation pour la Mémoire de la Shoah et de très nombreux Parisiens. Merci également au Rabbin Sebbag Moshe, à Jacques Canet, Président de la grande synagogue de la Victoire, au Choeur Vercken. Merci à tous pour votre présence.
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Conseil de Paris – décembre 2016

Interventions de Delphine Bürkli

Sur le rapport de la Chambre Régionale des Comptes concernant la fermeture des berges de la Seine rive gauche.
« J’espère que ce sujet fera là aussi l’unanimité, mais j’en doute un peu, parce que piétonniser sans faire de réforme structurelle pour diminuer le nombre de voitures dans Paris n’améliore pas la qualité de l’air. C’est en substance ce que dit ce rapport, dans sa partie consacrée à l’impact de l’aménagement des berges sur la qualité de l’air. De ce point de vue, ce document a le mérite de la clarté puisqu’il confirme que l’aménagement des berges de Seine génère à la fois des reports de circulation et des reports de pollution.
Ainsi, j’ai appris avec stupéfaction que, sur le quai Anatole-France, les niveaux moyens de polluants sont identiques à ceux du boulevard périphérique. Et sur tous les axes de report de circulation, il est indiqué que les niveaux de polluants sont supérieurs de 13 % à 50 % à ceux mesurés sur les grands boulevards parisiens.
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Intervention au sujet de la construction de 13 logements sociaux Cité Charles Godon

Conseil de Paris
27 septembre 2016

Vous le savez, je vous ai envoyé, Monsieur BROSSAT, un courrier sur ce sujet. J’ai refusé d’inscrire ce projet de délibération à l’ordre du jour du Conseil du 9e, il y a 15 jours. D’abord, parce qu’il m’est parvenu au-delà du délai légal et après envoi de l’ordre du jour. Mais surtout parce que ce programme a été élaboré sans information préalable de la mairie d’arrondissement, je le regrette.

Ce bâtiment de la cité Charles-Godon, cédé par l’État à la Ville, est vacant depuis de nombreuses années. Je l’ai d’ailleurs dénoncé au début de la mandature et vous ai proposé, par voie de vœu, de consacrer ce lieu à un équipement public, une crèche en l’occurrence.
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Inauguration d’une plaque en hommage à Serge Gainsbourg

Madame Charlotte Gainsbourg, Madame Jacqueline Gainsbourg, Madame Liliane Zaoui, Madame Jane Birkin, Cher Monsieur Porte, Cher Cédric Dalmasso, Chers amis,

Je suis très heureuse, fière et honorée d’être parmi vous aujourd’hui et d’inaugurer cette belle plaque, en l’honneur d’un immense artiste, un être exceptionnel resté dans le cœur des Français, Monsieur Serge Gainsbourg. De son nom de naissance, Lucien Ginsburg, Serge Gainsbourg est un enfant de la capitale. Il a toujours eu un attachement particulier pour le 9e arrondissement. Il y a vécu, durant 15 ans, à partir de l’âge de 4 ans jusqu’a son entrée dans l’âge adulte, jusqu’à 19 ans, ici même, au 11 bis rue Chaptal, en famille.

En posant cette plaque commémorative nous rendons hommage à un artiste de génie. Gainsbourg a laissé derrière lui une œuvre hors du commun. Il méritait d’être honoré dans son quartier, c’est chose faite ce matin, entre le romantisme de la Nouvelle Athènes et le côté canaille de Pigalle. Un quartier qui lui ressemblait si bien. Et je remercie sincèrement sa famille, en particulier sa fille Charlotte que j’ai sollicitée il y a quelques mois de nous avoir donné son accord pour apposer ce matin cette plaque.

Le 9e arrondissement, c’était pour Serge Gainsbourg le quartier idéal. Le quartier des musiciens. En vivant ici, il s’inscrivait parmi les habitants les plus illustres, comme Frédéric Chopin qui fut voisin en son temps, et pour lequel il avait une admiration immense. De la rue des Martyrs, à la rue Chaptal en passant par le square de la Trinité où il jouait au ballon, Gainsbourg aimait follement ce quartier dont il connaissait les moindres ruelles. Les plus anciens du quartier se souviennent d’ailleurs de ce jeune homme timide et rêveur !
Inauguration plaque Gainsbourg
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