Cérémonie de vœux de la Maire du 9e arrondissement – Jeudi 18 janvier 2018

Discours de Delphine Bürkli pour la soirée de voeux du 18 janvier 2018.

Je vous souhaite une très belle année à tous. Aux femmes et aux hommes qui composent ce bel arrondissement, aux représentants des cultes, membres de la communauté éducative et scolaire, chefs d’entreprises, commerçants, artisans, professions libérales, représentants de l’État, de la Préfecture de Police et de la Ville, associations, … Un grand merci à vous pour votre présence et pour l’attachement que vous marquez à notre arrondissement. Vous le façonnez chaque jour dans vos domaines respectifs, et j’aurai le plaisir de décerner, dans quelques instants, comme c’est devenu la tradition, quelques médailles à des acteurs engagés,  » à ceux qui ont fait le neuf en 2017 « .

C’est ce soir pour moi à la fois un moment fort et un rendez-vous important avec vous, après avoir, la semaine dernière, quartier par quartier, dressé le bilan de nos actions locales en 2017 et présenter nos priorités pour le 9e en 2018.

Cette cérémonie de vœux est l’occasion pour moi de vous dire, que ce qui fait la réussite d’un territoire, c’est de rassembler et de créer une dynamique autour de valeurs et de principes que nous partageons. C’est aussi d’innover et d’inventer le monde de demain, pour que vous tous réunis ici et vos familles soyez heureuses et heureux de vivre sur ce territoire.

Merci aussi à toute mon équipe à qui je veux rendre un hommage appuyé et surtout mérité : merci à Jean-Baptiste de Froment, Gypsie Bloch, Alexis Govciyan, Adeline Guillemain, Sébastien Dulermo, Claire Gannet, Sylvie Leydet et Isabelle Vught : l’exécutif municipal du 9e qui est à votre service et qui vous accompagne dans votre quotidien, je dirais même 24H/24, 7J/7, 365 jours par an ! Je salue également la présence de nos deux nouveaux députés : Sylvain Maillard et Pierre-Yves Bournazel. Sylvain, vous le connaissez déjà puisqu’il est issu de notre majorité municipale, tu es présent à nos côtés depuis 2014. Et aujourd’hui cher Sylvain, tu sièges à l’Assemblée pour travailler sur les grandes réformes à venir, je pense à l’apprentissage et à la formation professionnelle.
Je suis heureuse aussi de la présence de Pierre-Yves, un ami de longue date, avec qui nous partageons la passion du terrain et du pragmatisme. Pierre-Yves s’investit sur les dossiers franciliens, comme le Grand Paris Express, les nouvelles mobilités et un sujet qui me tient à cœur la culture.
À l’Assemblée, tous les deux, vous siégez désormais pour nous représenter et nous défendre, et depuis le mois de juin, vous n’avez clairement pas compté votre temps. Je sais pouvoir compter sur vous deux. Et je vous en remercie sincèrement.
J’adresse également mes salutations républicaines à Bertrand Liger, ainsi qu’aux trois élus d’opposition Pauline Véron, Claire Morel et Jonathan Sorel.

Il y a quelques jours nous avons dit au revoir à une année 2017 qui a été dense politiquement et riche en enseignements. Une année 2017 qui nous a donné un nouveau Président, dont l’âge, le style et les pratiques fondées sur le renouvellement et la large place donnée à la société civile ne sont pas sans rappeler, un peu quand même, en toute modestie, le contrat de mandature sur lequel nous avons été élus avec tout mon équipe en 2014. L’année 2017 nous a donné également un nouveau premier ministre, issu de ma famille politique – je dirai même plus un habitant du 9e pour lequel – je ne vais pas le cacher – j’ai beaucoup d’estime et d’amitié.
Vous me connaissez bien maintenant : j’ai une foi profonde en l’avenir et en notre jeunesse. Ne soyons pas nostalgiques et faisons l’éloge du temps présent. Et je le redis inventons le monde de demain ensemble. Un monde incertain où la paix est fragile. Nous avons la chance de vivre dans un pays et une Europe en paix. Alors que nous vivons depuis 2015 avec le spectre permanent de la menace terroriste et que le Président de la république a fait de la reconstruction européenne une priorité de cette année, la paix demeure notre cap. Et je tiens devant vous ce soir à rendre hommage aux forces de sécurité, militaires, policiers, pompiers pour leur engagement qui est fondamental pour nous et nous leur devons de les aider dans leur mission quotidienne.

Depuis mon élection, j’ai l’ambition, avec mon équipe, de faire du 9e arrondissement un incubateur, en quelque sorte, qui vise à créer un dialogue fructueux entre les citoyens et les élus. A travers les grands sujets de société, qui aujourd’hui ébranlent le monde, l’éducation, l’emploi, la place de la femme, la mobilité, la crise migratoire, la sécurité, la révolution numérique, et bien sûr la lutte contre le réchauffement climatique, des sujets, que, pour un certain nombre d’entre eux, nous avons pris à bras le corps pour les rendre concrets. Ici, nous expérimentons en matière environnementale, nous évaluons nos politiques publiques, nous proposons de nouveaux services et nous concertons pour promouvoir une ville accessible à tous et où ses habitants réapprennent à dialoguer. Proposer, concerter, évaluer sont les trois maitres mots de notre action municipale. En plein cœur de notre capitale, je veux croire, que le 9e est un condensé de ce que Paris offre de meilleur. Mon souhait le plus cher pour 2018 est que le 9e continue à être exemplaire, au sens littéral du terme, c’est-à-dire qu’il serve de modèle et de référence.

Et en tout premier lieu en matière de qualité de vie. Regardons la réalité en face. La vérité, c’est que Paris est une ville qui, plusieurs années, se vide doucement de ses habitants. Entre 2010 et 2020, ce sont 19.000 jeunes enfants qui n’auront pas pris le chemin de l’école primaire à Paris, 19.000 écoliers en moins parce que les familles ont choisi de s’installer ailleurs essentiellement en Ile de la France, là où la croissance démographique croit à vive allure. N’en déplaise à certains, la faute n’incombe pas forcément à des plates-formes de location saisonnière, comme je l’entends dire trop souvent et trop simplement. Les causes on les connait, les conditions de vie et le prix de l’immobilier. Et nous devons être offensifs sur ces points pour favoriser le bien-être sans prendre des mesures qui peuvent être considérées comme punitives, si vous voyez ce que je veux dire … Promouvoir une ville où on respire et où on ne subit plus 24 pics de pollution dans l’année, comme cela a été le cas en 2017. Pas une décision aujourd’hui ne peut être prise dans une ville aussi dense que Paris sans avoir en tête le prisme environnemental. Aucun sujet ne doit être tabou quand il est question de la santé de nos concitoyens.

Précisément, en matière de qualité de l’air, je milite depuis longtemps pour le projet d’expérimentation d’un péage urbain aux portes de Paris tout en m’impliquant en tant qu’élue régionale dans une politique incitative plutôt que punitive au sein d’Ile de France mobilités où je siège désormais. Depuis deux ans pour limiter le nombre de véhicules dans Paris, nous mettons en place des parkings relais à ses portes, nous développons et renforçons l’offre en transports en commun, notamment avec le plan de restructuration des lignes de bus, qui sera mis en place d’ici un an, nous doublons l’offre en Noctilien, le covoiturage et la pratique du vélo-électrique en libre-service longue durée.

Préserver notre cadre de vie au quotidien, c’est le végétaliser le plus possible (avec un square d’Anvers rénové, une liaison verte Bruxelles – Berlioz en voie d’achèvement, des nouvelles jardinières rue manuel, rue de Montyon, demain une place de Budapest réaménagée, un jardin partagé à Valeyre et des arbres plantés là où c’est possible), c’est aussi réduire au maximum les nuisances sonores, c’est éduquer nos enfants aux nouvelles pratiques du tri et de la collecte des biodéchets, éveiller leur sensibilité à la nature et à la biodiversité comme le faisons depuis 2014dans les écoles du 9e et à travers le conseil municipal des enfants. Parce que comme vous j’ai la conviction que ce sont les enfants qui sont en train de faire bouger les lignes et qui seront ceux qui, demain, changeront le monde.

La gestion de nos déchets est évidemment un autre enjeu en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Elle est aussi une condition essentielle, avec le nécessaire entretien de notre espace public, à notre qualité de vie dans la capitale. Même si des efforts ont pu être faits depuis 2014, il reste – je le sais -beaucoup de travail à accomplir pour que vous soyez pleinement satisfait. Et puis, même si le débat est plus complexe, il nous faut une société plus vertueuse, qui gaspille moins et qui réfléchit au zéro déchet. C’est le travail que nous avons amorcé dans nos cantines scolaires avec la gestion des surplus alimentaires, avec la distribution de lombricomposteurs individuels et collectifs, avec le recyclage des mégots et bien d’autres initiatives encore…

Toutes ces problématiques nous poussent en permanence à nous remettre en question, à viser la performance dans la proximité, le sur-mesure et à innover toujours plus. C’est bien là toute la difficulté mais aussi une réelle satisfaction quand notre travail collectif est reconnu au niveau national, comme cela a été de nouveau le cas cette année, avec plusieurs prix Territoria qui sont venus récompenser la mise en place, ainsi que je m’y étais engagée en 2014, de la crèche de secours qui permet aux familles du 9e de trouver un mode de garde au pied levé pour les dépanner pour quelques jours, de récompenser également l’appli  » bébés du neuf  » qui vise à créer un lien plus approfondi entre les parents et ceux qui s’occupent de leurs enfants la journée. Ou encore dans un autre registre, la récompense pour la mise en place du dispositif de concertation autour du projet de création de bureaux et de logements en lieu et place de l’ancienne école de commerce de l’avenue Trudaine. Ce dernier prix a pour moi une grande valeur, au-delà du projet immobilier, car il vient récompenser et encourager la volonté qui est la nôtre d’associer les habitants aux décisions qui auront un impact direct sur leur quotidien.

Parce que je considère que la mise en œuvre du projet compte au moins autant que la nature de celui-ci : la proximité cela passe d’abord par la concertation.

En 2017, nous avons ouvert une large concertation pour les projets d’aménagement de l’espace public rue des Martyrs rue Blanche, rue de Clichy : des axes majeurs du 9e qui après plusieurs mois de dialogue avec les habitants, des allers et retours, car forcement si l’on concerte c’est pour prendre en compte vos retours, l’année 2018 sera celle de la mise en œuvre.
Donner la parole aux citoyens, cette méthode de gouvernance, elle a aussi été mise en place auprès des 3.000 familles qui ont leurs enfants dans les écoles du 9e au sujet du retour ou pas à la semaine de quatre jours, ainsi que le Gouvernement le proposait. Nous nous réjouissons que 1200 familles du 9e aient pris le temps de répondre au questionnaire que nous leur avons soumis, témoignant ainsi de leur souhait de s’impliquer dans la scolarité de leur enfant et la vie de la cité. Et je serai amenée à présenter les résultats prochainement aux familles et à la communauté éducative.

D’autres projets verront le jour, tournés vers les familles et l’éducation qui reste au cœur de notre mandat que vous nous avez confié. Cela passe par la rénovation de nos crèches, écoles, conservatoire qui en avaient grand besoin, mais cela passe aussi par la création de nouveaux équipements : j’inaugurerai dans quelques jours de l’autre côté du jardin, un nouvel espace dédié aux nounous et aux enfants dont elles ont la charge, car la garde à domicile est le premier mode de garde dans notre arrondissement.

Parce que nous ne devons laisser personne au bord du chemin, parce que nous devons continuer à avoir une attention particulière pour nos ainés en 2018, je voudrais former le vœu que la solidarité soit au cœur de nos attentes. Je pense ce soir aussi à tant de nos concitoyens qui subissent une détresse sociale en cette période de crise, de chômage accru ou de difficultés financières. Je veux saluer tout particulièrement en cette période de l’année, l’engagement des services sociaux et des maraudes qui sont tous les jours sur le terrain pour aller à la rencontre des plus démunis et les accompagner.

Plus que jamais, l’honneur et la responsabilité des élus, c’est de respecter la parole donnée et mettre en œuvre les engagements pris devant vous. C’est ma feuille de route pour 2018 avec la volonté que cette année soit placée sous le signe de la confiance et de l’audace pour notre ville et notre pays.

Que 2018 vous apporte à vous tous réunis ce soir et à tous ceux qui vous sont chers, satisfactions, réussites et accomplissements dans vos activités professionnelles comme dans vos vies personnelles.

À vous, à vos proches, à notre arrondissement, à notre ville et à notre France, je souhaite une très belle année 2018.