Ouvrir le quartier Haussmann, une nécessité pour l’emploi des parisiens

La loi du 10 août 2009, dite loi Mallié, a offert au Maire de Paris la possibilité de proposer la création de « zones touristiques d’affluence exceptionnelle » ou de « périmètres d’usage de consommation exceptionnel », afin d’y permettre l’ouverture dominicale des commerces des quartiers bien délimités. Depuis, 69% des Français sont favorables à l’ouverture des commerces le dimanche et ce chiffre monte à 82 % en région parisienne(1). Gauche et droite confondues soutiennent cette avancée qui correspond au mode de vie des Parisiens et des franciliens du 21ème siècle.

Comme vous le savez, j’ai toujours été opposée à la généralisation de l’ouverture des magasins le dimanche pour notre arrondissement. Pour beaucoup d’entre nous le dimanche est le jour de la famille, du recueillement, du temps pour soi, cela doit être respecté et protégé. Pour autant on assiste à des situations aberrantes avec ces commerçants rue des martyrs et rue Cadet verbalisés pour avoir dépassé l’horaire de fermeture de 15 minutes. Ceci doit cesser, si la loi doit s’appliquer, il est scandaleux que ceux qui travaillent soient sanctionnés par une administration trop tatillonne.

Nous abritons également dans cet arrondissement, du coeur de Paris, le secteur Haussmann des Grands Magasins, qui constitue un quartier emblématique et un poumon économique extraordinaire dont les portes restent closes le dimanche.

Magasin Printemps boulevard Haussman

Malgré mes demandes répétées –comme lors du dernier Conseil de Paris – malgré celles des professionnels du secteur, l’équipe socialiste au pouvoir refuse d’accorder l’autorisation d’ouvrir les magasins et oppose une fin de non-recevoir à toute demande de création de zone touristique dans ce quartier, contribuant à créer un véritable no man’s land où, le dimanche, les touristes, notamment asiatiques, trouvent porte close et sont invités à quitter la capitale pour aller dépenser leur argent à Londres, Prague ou Barcelone.

Une politique incohérente dictée par le dogmatisme des socialistes

En refusant obstinément de mettre Paris à l’heure des autres grandes capitales européennes, les élus socialistes s’en prennent directement au pouvoir d’achat des Parisiens et donc à leurs emplois, une aberration quand le chômage frappe aussi durement notre ville et notre pays.

Pour défendre sa position conservatrice, l’équipe socialiste municipale prétend faire « l’éloge de la paresse » soit l’inverse de la réalité vécue par les Parisiens. Peut-être serait-il temps de leur rappeler que ceux-ci travaillent durs pour affronter des temps économiques difficiles. Benoît Hamon pourtant ministre du Commerce va même jusqu’à prétendre que l’ouverture dominicale de certains commerces n’est bénéfique ni pour l’économie, ni pour les entreprises qui pourtant réalisent parfois jusqu’à 20% de leur chiffre d’affaires ce jour-là ! Que dire enfin du comportement de la CGT qui, aveuglée par son dogmatisme, choisit de bloquer l’ouverture jusqu’à 22h des Monoprix du 9ème, contre l’avis même des salariés qu’elle est censée défendre.

Permettre au secteur des Grands Magasins d’ouvrir le dimanche est une nécessité économique pour Paris
Les Grands Magasins du boulevard Haussmann représentent la plus importante zone commerciale à ciel ouvert d’Europe, véritable vitrine internationale pour Paris avec ses 45 millions de visiteurs annuels dont la moitié est composée de touristes étrangers. Cette clientèle représente 50 % des ventes dont 20% rien pour nos hôtes Chinois. A titre de comparaison ce secteur reçoit cinq fois plus de visiteurs que le Louvre et la Tour Eiffel.
Pour le 9ème cette présence est une occasion incroyable d’être un moteur puissant de l’économie parisienne, un gisement d’emplois pour tous ceux pour qui le dimanche est un jour comme un autre. Les études menées ajoutées aux remontées du terrain sont unanimes : les professionnels du 9e arrondissement, réunis au sein du Comité Haussmann, estiment que cette autorisation permettrait la création de 1200 à 2000 emplois. A l’échelle de Paris, ces extensions des autorisations d’ouvrir les commerces le dimanche créeraient jusqu’à 10.000 emplois.
Renvoyer à des négociations comme le fait la candidate socialiste est une diversion supplémentaire. Les négociations avec les syndicats des Grands Magasins ont déjà eu lieu. Quand on est tous les jours, au contact de la réalité des Parisiens qui travaillent, il est clair que nombre d’entre eux souhaiteraient pouvoir bénéficier des rémunérations plus élevées grâce à ces horaires nocturnes ou dominicales. Si cela se fait sur la base d’un volontariat réel et du respect des règles, pourquoi les en priver ?

Avec Nathalie Kosciusko-Morizet et l’UMP, faisons progresser Paris vers plus de liberté

Tant de choses restent à faire pour retrouver l’attractivité économique et touristique de Paris, pour mettre en valeur notre richesse culturelle, pour redorer notre image de capitale, abîmée par 12 années de gestion socialiste sans ambition.

Commençons par ce qui est simple, par ce qui est réclamé par les chefs d’entreprise et les employés, par les parisiens de droite comme de gauche. Il est temps d’écouter les parisiens qui veulent des commerces en phase avec leurs modes de vie et ceux qui souhaitent travailler plus pour améliorer leurs salaires. Il est temps que Paris soit enfin en phase avec ses habitants.

Alors, oui à la liberté de travailler le dimanche dans certaines zones, oui au maintien indispensable de l’ouverture tardive des commerces ; non au conservatisme idéologique d’une gauche municipale qui vit, depuis trop longtemps, barricadées derrière les volets de l’Hôtel de Ville.
Les chiffres de la liberté du travail dominical :
– 10 août 2009 : Date à laquelle la loi Mallié a donné toute les cartes au Maire de Paris pour
permettre l’ouverture dominicale du secteur Haussmann-Grands Magasins.
– 4 ans : cela fait quatre ans que l’équipe municipale socialiste bloque le dossier de l’ouverture dominicale dans le 9e arrondissement par dogmatisme sans écouter les professionnels.
– 1.200 à 2.000 : ce sont les créations d’emplois que permettrait l’ouverture dominicale du secteur Haussmann-Grands Magasins selon les différentes études menées.
– 45 millions : c’est le nombre de visiteurs annuel des Galeries La Fayette et du Printemps Haussmann, dont la moitié est composée de touristes. C’est cinq fois la fréquentation du Louvre et de la Tour Eiffel.
– 10.000 : en tout ce sont près de 10 000 emplois perdus à Paris du fait de l’interdiction par la municipalité socialiste de l’extension du travail dominical à d’autres zones touristiques.

(1) Sondage IFOP pour Metronews du 3 Octobre 2013