Delphine Bürkli, pour le renouveau du 9e

Delphine Bürkli

Le 9e arrondissement, je le connais depuis l’enfance. C’est un attachement de coeur et un partage du quotidien qui font de mon engagement un engagement naturel, sans artifice.

La question du « Pourquoi le 9? » ne se pose donc pas pour moi. En revanche, pourquoi s’engager dans un temps de si forte dévalorisation de l’engagement public ? Cette volonté d’agir, d’être utile aux gens, dans leur vie concrète, c’est d’abord chez moi une disposition d’esprit, un caractère : optimiste, volontaire, sans peur de la difficulté ni de l’effort, je souhaite pouvoir contribuer à transformer la vie des Parisiens pour le meilleur.

Mon expérience en tant que conseillère de Paris depuis 6 ans m’a permis de voir tout ce dont je ne voulais pas pour Paris : des décisions ruineuses et inefficaces, obéissant surtout à des objectifs partisans. Cette manière de faire de la politique politicienne par la communication et le saupoudrage revient à ne pas respecter les habitants en leur cachant la gravité de la situation et en ne leur offrant avec mépris que du spectaculaire. Comme Hollande prétendant nous faire croire que la hausse du chômage et celle de l’insécurité doivent être lues comme des baisses, la majorité sortante parisienne nous explique que sa gestion désastreuse est en fait excellente. C’est exactement l’inverse et cela suffit. Nous ne voulons plus des effets, mais des faits.

Depuis 13 ans, le spectacle du gâchis, des occasions manquées, du lent et silencieux enlisement de Paris me révoltent. Je suis déterminée à oeuvrer pour un changement à Paris et, avant tout, pour un renouveau du 9e. Car, et c’est bien de cela qu’il s’agit, l’équipe municipale socialiste vous propose de rempiler pour encore 6 ans (soit 19 ans de gauche à Paris !), avec une myriade de promesses creuses, vagues et trompeuses et une seule certitude : la hausse de taxes que vous devrez payer, vous et personne d’autre.

Au stop ou encore, je dis stop, définitivement ! Le temps est venu de l’alternance à Paris. C’est une chance pour Paris qu’il ne faut pas rater en 2014. Il vous appartient de la saisir.

Voici mes 5 convictions pour le renouveau du 9e arrondissement, qui sont les piliers de mon programme.

1 – Le choix de la bonne gouvernance

Mon objectif est une bonne et saine gestion financière et la méthode sera la transparence des coûts des décisions. Le principe général sera de ne pas dépenser plus que ce que l’on a, car il n’est plus possible d’augmenter sans fin les impôts locaux comme la gauche l’a fait pour financer des projets inefficaces. Les élus de la nouvelle majorité auront une obligation de confrontation des résultats obtenus à des objectifs prédéfinis et chiffrés. Il s’agira de mettre en place, comme pour une entreprise, un véritable contrôle permanent de gestion avec la création d’indicateurs clairs.

2 – Reconquérir un espace public partagé, pacifié et verdoyant

> Un espace de liberté partagée : fidèle à mes valeurs de liberté, je souhaite rompre avec la politique actuelle qui rend l’espace public invivable en contraignant l’activité par l’étouffement des possibilités de déplacement et de stationnement et en créant des règles différentes de circulation selon que l’on est cycliste ou automobiliste. Je veux un espace public sûr mais libre et partagé.

> Un espace public pacifié en rendant le 9e plus sûr : il est impératif que l’espace public soit sûr et pacifié pour tous, notamment pour les plus âgés et les plus jeunes (ex. du square Montholon). En prenant l’engagement de tripler le dispositif de vidéoprotection de l’arrondissement, nous nous donnerons les moyens d’atteindre ces objectifs en réduisant à néant l’impunité des fauteurs de troubles.

> Un espace propre et accueillant : l’espace doit être sûr mais il doit aussi être agréable. Je propose des mesures concrètes en matière de propreté et un programme très complet visant à ce que la nature réinvestisse le 9e qui est l’un des arrondissements possédant le moins d’espaces verts.

3 – Une politique sociale responsable et non idéologique

La politique sociale doit tenir compte de la particularité du 9e arrondissement qui en fait l’un des plus agréables de Paris : un délicat équilibre entre des populations d’origines et de conditions variées.

Le logement social ne devra pas être concentré à certains endroits mais suffisamment réparti dans l’arrondissement pour que l’harmonie sociale puisse perdurer. Un effort sera fait pour aider les grands oubliés de la politique sociale de gauche: les classes moyennes. Trop riches pour bénéficier d’aides et de logements sociaux, elles sont trop pauvres pour s’offrir le logement au prix du privé. Il faut permettre à tous les Parisiens, pas seulement aux plus riches ou aux plus pauvres d’entre eux, de continuer à vivre à Paris.

4 – L’épanouissement des jeunes, les citoyens de demain

Pour la rentrée 2014, je souhaite une remise à plat du temps périscolaire. Il est possible de faire beaucoup mieux à l’intérieur du cadre réglementaire existant.

Permettre l’épanouissement des habitants, notamment des plus jeunes d’entre eux, c’est aussi leur offrir des équipements de loisirs municipaux de qualité : bien entretenus, bien gérés (qui ne ferment pas un jour sur dix pour cause de panne ou de défaut de personnel) avec une offre de services correspondant à leurs besoins et à leurs contraintes (notamment en prévoyant des fermeture plus tardives).

5 – Le choix d’un développement économique d’avenir

Une ville épanouie, c’est aussi une ville qui va de l’avant, qui se développe, qui donne du travail à ses habitants. Il faut tourner résolument le 9e vers le développement économique en aidant à l’installation de nouveaux entrepreneurs. Le 9e est aussi un arrondissement attractif en matière culturelle et pour le développement du tourisme qui draine de l’activité. Par exemple, je suis favorable à la création d’une zone touristique circonscrite autour des grands magasins du 9e au sein de laquelle l’ouverture le dimanche sera possible.