En finir avec l’angélisme de la majorité municipale socialiste face à la mendicité agressive

Les zig-zags électoralistes des socialistes ne trompent personne

À six mois des élections municipales, la Gauche, du gouvernement jusqu’aux maires d’arrondissements parisiens, semblent découvrir le problème posé par les agissements délictueux de certaines communautés d’origine Roms dans nos rues. Bien entendu les déclarations de Manuel Valls sur la nécessité de «démanteler» les campements de Roms et de les «reconduire à la frontière» ne trompent personne. Chacun voit qu’elles ne sont pas suivies d’effet et les chiffres sont têtus ! Ce double discours porté par les socialistes devient insupportable : d’un côté ces propos nouveaux (et temporaires !) de fermeté, de l’autre une idéologie, portée par la Gauche parisienne, de l’accueil à tout prix.

Depuis quatre ans, de Conseils d’arrondissement en réunion publiques, par le biais de tribunes dans les journaux municipaux ou lors de mes interventions au Conseil de Paris, j’ai dénoncé, à de nombreuses reprises, cette absence totale d’action concrète dans le 9e arrondissement pour répondre à cette situation préjudiciable.  De la rue d’Amsterdam à la rue du faubourg Poissonnière, en passant par la rue Fontaine et la rue des Martyrs ou encore le square Montholon, nombreux sont les riverains qui subissent en premier lieu des incivilités et sont victimes d’une mendicité agressive qui est tout sauf anecdotique.

De surcroit, ces personnes,  originaires d’Europe centrale (de Roumanie et de Bulgarie essentiellement),  manipulées pour la plupart par un véritable système mafieux, procèdent à une occupation du domaine public dans le 9e arrondissement, qui n’est pas tolérable, du quartier de l’Opéra, au quartier de la Trinité jusqu’à Notre Dame de Lorette. C’est toute l’image touristique du 9e arrondissement qui est également touchée.

L’inaction coupable des socialistes dans le 9e arrondissement doit cesser

Soyons sérieux, l’angélisme n’a pas sa place si l’on souhaite régler durablement et dignement cette situation !

  • Ces populations d’Europe de l’Est, et particulièrement les enfants et les personnes âgées ou souffrant de handicap, littéralement exploités, en grande difficultés, méritent d’être soutenus et respectés, pas d’être traités en assistés temporaires.
  • Les Parisiens méritent un discours clair et des actions franches sur cette question d’ordre public. C’est particulièrement vrai pour les habitants du 9e arrondissement confrontés depuis des années aux « campements » sauvages mis en place par certains membres de la communauté Roms (quartier des Grands boulevards).

La majorité socialiste brandit auprès des citoyens du 9e arrondissement des discours coupés de la réalité. Au lieu d’agir, elle prétend que la rue appartient à tout le monde et ferme les yeux sur les troubles à l’ordre public subis quotidiennement par les riverains. Et quand ils prétendent enfin se saisir de la question, c’est pour privilégier davantage encore de « traitement social » sur des fonds publics qui n’existent pas (!). La solution d’un lieu d’accueil dédié dans le 9e arrondissement est inappropriée car cela constitue indiscutablement un appel d’air pour ces personnes, avec le risque d’encourager les filières de trafiquants d’êtres humains et de nouveaux afflux. Pour ma part, je considère que combattre ces nouvelles formes de mendicité, c’est d’abord refuser des pratiques mafieuses exploitant l’humain. Sans volonté politique de le combattre, ce phénomène de mendicité s’accroît, car il se nourrit du laxisme et des politiques bienveillantes.

A l’échelle de Paris, la politique budgétaire en la matière est désastreuse. En 2011, le budget de l’Aide Sociale à l’Enfance consacrait 70 millions sur 287 millions à l’accueil des 1.700 mineurs étrangers isolés. En 2012, alors que le nombre de mineurs isolés étrangers était en forte hausse, les crédits n’ont pas augmenté, et dans le budget 2013 la situation s’est encore dégradée.

En 2014 vous pouvez faire en sorte que cela change !

Avec Nathalie Kosciusko-Morizet, je soutiens l’élargissement du dispositif antimendicité qui permettra de combattre efficacement cette forme de mendicité, organisée par des réseaux mafieux, qui exploitent des personnes fragiles, jeunes enfants, personnes âgées au mépris de la dignité humaine. Au-delà, la lutte contre les réseaux mafieux passe par un renforcement de la coopération avec les autorités de leur pays et nos partenaires européens. Alors pourquoi, au lieu de verser dans la démagogie et l’assistanat, le Maire de Paris et son équipe ne regardent-ils pas ce qui se fait à Berlin, à Londres, à Rome ou à Madrid ?

Interdire la mendicité quand celle-ci est manifestement l’expression de réseaux organisés ne signifie pas combattre des personnes déjà victimes, mais bien signifier à des réseaux criminels qu’ils ne peuvent sur ce territoire s’enrichir au mépris de la dignité humaine.

Et puis devant l’urgence de la situation, ne serait-il pas temps de revoir les modes de prise en charge de ces enfants, de l’adapter, d’évaluer tous les leviers d’action, de défendre une position partagée auprès des différents acteurs de l’Etat (DASS, Parquet, Tribunal pour enfants), de rechercher des partenariats avec la Région ?

Beaucoup de choses restent à faire pour assurer la sécurité et la qualité de vie des habitants du 9e arrondissement. A partir de mars 2014 vous pourrez faire en sorte que les choses changent ! 

Publié dans Paris 9e
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Delphine Bürkli

Delphine Burkli Maire du 9e arrondissement de Paris
Conseillère de Paris