La création de l’UMP, c’était le 17 novembre 2002

A la veille du choix entre François Fillon et Jean-François Copé, l’UMP souffle sa dixième bougie. Et dix cadres, élus de l’UMP, toutes sensibilités confondues (Fillon, Copé, Le Maire, NKM ou Bertrand) réaffirment leurs valeurs communes, au-delà du duel pour la présidence. 

C’était le 17 novembre 2002. Le Congrès fondateur se réunissait et votait la création de l’UMP – Union pour un Mouvement Populaire -, succédant à l’Union pour la Majorité Présidentielle, laquelle s’était instituée afin de donner une majorité claire au président de la République. C’était il y a dix ans.

La campagne interne pour la présidence de l’UMP et le scrutin inédit dont nous sommes les acteurs constituent la première pierre de la rénovation et de la modernisation de l’UMP. Pour que celles-ci puissent être effectives, encore faut-il ne pas oublier d’où nous venons et considérer le chemin parcouru.

Nous sommes issus de ce soir du 21 avril 2002 qui a vu Jean-Marie Le Pen qualifié pour le second tour de l’élection présidentielle. Nous sommes la réponse de la droite et du centre aux extrémismes. Nous sommes nés de l’impérieuse nécessité du rassemblement face au risque de fragmentation de notre électorat.

Nous sommes fiers du chemin réalisé jusqu’ici par l’UMP. 10 ans d’existence, 10 ans aux responsabilités, dont 5 années avec un courage réformateur exceptionnel que nous devons à Nicolas Sarkozy, à son gouvernement et la majorité parlementaire qui ont toujours tenu ensemble.

Nous ne saurions toutefois ignorer que nous avons perdu toutes les élections locales depuis 2002 – municipales, cantonales et régionales. Que nous avons perdu l’élection présidentielle et les élections législatives de 2012. Nous devons reconnaître ces échecs.

Nous devons nous remettre en question, au risque sinon de donner le sentiment que nous n’avons rien compris, rien appris. Nous serions alors renvoyés à notre suffisance et à notre incapacité à nous réformer.

Nous dix (voir la liste ci-dessous), que nous soyons élus ou cadres de l’UMP, engagés sur nos territoires, militants avant tout, nous sommes nés à la politique et avons grandi avec et au travers de notre famille politique. Nous avons à coeur de la défendre et d’en assurer sa pérennité.

Dans cette campagne, nous avons fait des choix différents, nous avons soutenu nos candidats respectifs, avec pour préoccupation première de faire gagner l’UMP et nos valeurs communes. Pas pour nous-mêmes, pas pour notre parti, mais parce que la France a besoin d’espérance, de courage et de vérité, quand d’autres lui proposent seulement la facilité ou le renoncement. Ces exigences, il appartient à l’UMP de les incarner à nouveau.

Nous sommes l’UMP. Nous sommes aujourd’hui l’opposition et la résistance.

Nous serons demain l’espoir du redressement de la France et la reconquête.

Il reste tant à faire. Alors, faisons-le. Déterminés, constructifs et rassemblés. Ensemble! 

Tribune dans l’Express le 16 novembre 2011

Publié dans UMP
Abonnez-vous à ma newsletter

Delphine Bürkli

Delphine Burkli Maire du 9e arrondissement de Paris
Conseillère de Paris