Une somme qui aurait pu être dépensée à Paris

Interview pour Le Figaro Paris parue le 5 Juin 2013.

« Pour les grands magasins du boulevard Haussmann, une vitrine de Paris, la législation qui interdit l’ouverture le dimanche est très pénalisante. Ils ont pourtant fait de gros efforts de montée en gamme pour répondre aux attentes de la clientèle étrangère. En termes d’offre mais aussi en termes d’accueil, avec un personnel mieux formé et parlant plusieurs langues. Le monde vient chez nous et on leur ferme la porte le samedi soir. »

Figaro_050613 Figaro_050613_D_Burkli

Un arrondissement charnière et emblématique de la reconquête

Daily Neuvième

Municipales 2014: préparatifs en vue d’une bataille décisive

Treize ans que la droite n’a pas dirigé la mairie du 9e. Alors que l’UMP a déjà sa tête de liste pour 2014, les militants PS ne désigneront la leur qu’en octobre. A dix mois des municipales, les stratégies prennent forme…

Mairie du 9e
La mairie de l’arrondissement. (Photo : Daily Neuvième).

La Mairie du 9e a basculé à gauche en 2001. Aujourd’hui, la droite rêve de prendre sa revanche. Pas de primaires en vue, la tête de liste est déjà connue en la personne de Delphine Bürkli, conseillère de Paris et élue dans le 9e. Ce n’est pas une première pour celle qui connaît «les 143 rues de l’arrondissement»,  elle avait déjà tenté sa chance en 2008 contre l’actuel maire socialiste, Jacques Bravo.«A l’époque, j’étais toute jeune, sourit-elle, et je n’avais pas encore d’expérience en tant qu’élue». Aujourd’hui, elle se dit «très sereine» quant à cette deuxième élection , mais surtout confiante. «J’ai beaucoup plus de chances de gagner en 2014, assure-t-elle, car j’ai une meilleure visibilité sur le terrain».

Officiellement, les municipales ne sont pas encore à l’ordre du jour. Mais dans les coulisses des partis, chacun y pense déjà. Il faut dire que l’enjeu n’est pas uniquement local. «Le 9e est clairement un arrondissement charnière et emblématique de la reconquête menée par l’UMP à l’échelle nationale»,explique Delphine Bürkli. Pour l’élue du 9e, le bilan que doit assumer sa concurrente socialiste, Pauline Véron, joue en sa faveur. «Elle représente une gauche à bout de souffle», justifie-t-elle.

Retrouvez la suite de l’article sur : http://www.dailyneuvieme.com/Municipales-2014-preparatifs-en-vue-d-une-bataille-decisive_a2966.html

Jusqu’à quand serons-nous tétanisés par les extrêmes ?

Par DELPHINE BURKLI, conseillère de Paris, AURORE BERGÉ, conseillère politique de l’UMP (Yvelines) et dix autres secrétaires nationaux et jeunes élus de l’UMP (1).

Liberation
Dérapages verbaux à l’extrême-gauche, poussée électorale de l’extrême droite, et face à ces phénomènes, des grands partis sur la défensive, comme paralysés par les outrances d’orateurs populistes, déboussolés par ce flou idéologique qui sait parfaitement flatter les peurs et les inquiétudes d’un pays traumatisé par la crise… Voici le triste constat de ces derniers jours, un constat auquel nous ne saurions nous résoudre.

Intervention sur la réforme des rythmes scolaires à Paris

Conseil de Paris – le 25 mars 2013

Contre vents et marées, face à la fronde de 80 % des enseignants, de la majorité des associations de parents d’élèves, du monde associatif dans son ensemble et des personnels de la ville, vous aurez tenu bon et réussi ce matin à obtenir une majorité pour appliquer dans cinq mois la réforme tant décriée des rythmes scolaires, grâce aux tractations passées avec vos alliés verts.

Ce sera une victoire politique d’abord au sein du parti socialiste, puisque aucun des maires des grandes villes de France de Gauche n’aura été en mesure, sauf vous, de l’appliquer, ni M. Collomb à Lyon, ni Madame Aubry à Lille, ni même un membre du gouvernement socialiste, M. Le Foll au Mans.

Une victoire politique pour vous, mais une défaite collective pour les parisiens, parce malheureusement en choisissant la précipitation, vous vous êtes trompés de combat : vous affaiblissez l’école et le corps enseignant et passez à côté d’une réforme absolument fondamentale de la politique éducative, au regard des mutations profondes que connait notre société.

Continuer la lecture de « Intervention sur la réforme des rythmes scolaires à Paris »

Delphine BÜRKLI interroge Bertrand DELANOË sur les poursuites pénales engagées contre son ancienne adjointe Mireille FLAM

Pendant la séance des questions d’actualité du Conseil de Paris du 25 mars, Delphine BÜRKLI a interrogé le Maire de Paris Bertrand DELANOË sur les poursuites pénales engagées contre son ancienne adjointe chargée des marchés publics et ancienne présidente de la Commission d’appel d’offre, Mireille FLAM, pour « corruption active » et « recel de favoritisme » dans le cadre de la passation de marchés de gestion des déchetteries et de collecte des encombrants.

Lire ici la question d’actualité de Delphine Bürkli

Intervention sur le budget 2013 de l’Aide sociale à l’enfance de la Ville de Paris

Monsieur le Maire, il y a un an, le 12 décembre 2011, vous saisissiez  le Premier ministre de l’époque, je cite, « de la situation dramatique des mineurs étrangers isolés qui arrivent en nombre important dans la capitale». Face à l’afflux de nouveaux enfants isolés venus de l’étranger qui s’ajoutaient aux 1.700 déjà pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, vous annonciez que Paris ne serait « plus en capacité de répondre aux nouvelles demandes de prise en charge », et de vous défausser une fois encore, sur l’État, accusé de se dérober à ses responsabilités, laissant la collectivité parisienne affronter seule cette « situation dramatique ».

Sur des sujets aussi sensibles à traiter qui doivent nous rassembler et non nous diviser, qui touchent à des enfants exploités, maltraités sur le sol parisien, j’ai vraiment beaucoup de mal à accepter, en tant qu’élue, l’argument qui est dire ce n’est jamais de notre faute, c’est celle de l’autre.

Continuer la lecture de « Intervention sur le budget 2013 de l’Aide sociale à l’enfance de la Ville de Paris »

La création de l’UMP, c’était le 17 novembre 2002

A la veille du choix entre François Fillon et Jean-François Copé, l’UMP souffle sa dixième bougie. Et dix cadres, élus de l’UMP, toutes sensibilités confondues (Fillon, Copé, Le Maire, NKM ou Bertrand) réaffirment leurs valeurs communes, au-delà du duel pour la présidence. 

C’était le 17 novembre 2002. Le Congrès fondateur se réunissait et votait la création de l’UMP – Union pour un Mouvement Populaire -, succédant à l’Union pour la Majorité Présidentielle, laquelle s’était instituée afin de donner une majorité claire au président de la République. C’était il y a dix ans.

Continuer la lecture de « La création de l’UMP, c’était le 17 novembre 2002 »

Intervention sur le Plan de Déplacement Urbain de la Région IDF

Je me félicite d’abord que vous ayez accepté d’organiser un débat, à la demande du groupe UMP, sur le plan de déplacement urbain d’Ile de France, qui est, avec le schéma directeur régional, un outil incontestablement clé d’aménagement du territoire francilien qui aura des conséquences sur le quotidien des parisiens.

Pour nous, c’est un débat fondamental auquel nous voulons contribuer de façon constructive vers un objectif partagé de lutte contre la pollution et d’usage plus raisonné de la voiture et des deux roues, un objectif qui ne peut être réalisé que s’il est compris et légitimement partagé par les populations donc démocratiquement accepté.

En ce sens, le PDU qui nous est proposé et l’avis qui nous est soumis ne fait pas  assez preuve de pédagogie et manque d’ambitions et d’audace, puisqu’il ne crée pas les conditions d’un débat apaisé. Il s’agit ici une fois de plus de diviser les parisiens et les franciliens,  de les éloigner plutôt que de les rassembler dans l’idée – et il y a urgence – que notre Région et Paris doivent engager une véritable  révolution urbaine, sortir de l’égoïsme pour mieux vivre ensemble, en développant un Grand Paris tourné vers l’innovation, fortement créateur d’emplois, un territoire écologique et moderne qui aime et aide l’entreprise, et une ville qui partage mieux son espace au bénéfice d’abord des parisiens.

Sur ce dernier point précisément, pratiquement rien n’est évoqué dans le PDU ou dans votre avis sur le développement des zones de rencontres ou sur l’évolution du concept de rues jardins que je considère comme des éléments structurants pour promouvoir une ville réconciliée et conviviale.

Car, lutter contre la pollution, c’est aussi repenser les lieux de circulation, de fréquentation que constituent nos rues et nos grandes artères  et la seule limitation de vitesse à 30 km/h des grands boulevards ou bien du boulevard périphérique à 70 km/h que vous proposez ne répond pas au « mieux vivre ensemble », à cette exigence de plus en plus forte, que nous constatons dans nos quartiers – plus encore aujourd’hui qu’hier – de tisser des liens entre les habitants.

Avec le concept de la  « rue jardin »  ou de zones de rencontres, que vous occultez dans votre avis, c’est l’utilisation de matériaux nobles, la création de surfaces perméables, la prise en compte de la gestion des eaux pluviales et l’insertion de lien social.  Avec une circulation apaisée, un revêtement de la chaussée adapté, une végétation omniprésente, les quartiers, à l’exemple de ce qui se fait à Bordeaux, le développement de ces concepts de convivialité ont l’avantage de proposer un partage de la voirie équitable et sécuritaire de tous les usagers et sont un moyen réel pour dynamiser le commerce de proximité qui constitue l’âme de nos villes, le lien social au « vivre ensemble » auquel nous sommes attachés. Et Paris se doit d’oser ce type de corridor écologique.

Pour réduire la part modale de la voiture dans les modes de déplacements, le PDU doit se fixer également des objectifs beaucoup plus ambitieux. Car, si l’on veut pouvoir proposer une véritable alternative à l’utilisation de la voiture particulière, il faut d’abord augmenter la fréquence des bus, améliorer l’accessibilité et la sécurité du métro, et engager une refonte complète de nos pôles multimodaux. Aucune proposition dans ce PDU pour repenser les gares comme de réels lieux de vie et non pas comme de simples salles d’échanges entre plusieurs modes de transports. Or, le travail exercé sur les gares du Grand Paris Express doit aussi être mis en place pour les gares existantes intra-muros. Prenons l’exemple de la gare RER d’Auber, inauguré en 1971, qui n’est plus du tout adapté aux attentes des parisiens et des franciliens. Ce pôle comme l’ensemble des pôles parisiens doit être requalifié pour redonner vie à ces sous-sols et tunnels, à l’exemple de la ville souterraine de Montréal, avec l’implantation de nouveaux services aux horaires adaptés, à la disposition des usagers : commerces de bouche, services d’aide à la personne, services postaux, bancaires, office du tourisme, etc.

De plus, au même titre que l’autolib, l’autopartage ou le covoiturage, les taxis doivent se positionner comme une véritable offre de transport alternative à la voiture particulière. Sur ce point, ni  le PDU, ni vos propositions ne se positionnent clairement sur le devenir des taxis parisiens et franciliens. Or, force est de constater, pour dire les choses clairement, que le dispositif des taxis franciliens si on le compare à d’autres  exemples étrangers, ne marche pas… Les usagers, qu’ils soient professionnels ou touristes ne peuvent plus attendre 15 à 20 minutes au bord d’un axe circulé pour bénéficier de ce service. La Mairie de Paris doit amplifier le dialogue avec les professionnels du secteur et la Préfecture,  pour qu’à toute heure de la journée et de la nuit et surtout sans réservation, cette forme de transports à la demande soit disponible en moins de 5 minutes dans l’hyper-centre.

Enfin limiter la place de la voiture dans Paris, c’est aussi agir sur les conditions d’accès au parking résidentiel.

Les parcs de stationnement, souvent comparés à des aspirateurs à voitures, ne sont pas considérés par la Municipalité comme un outil au développement économique de nos quartiers. Vous empêchez d’ailleurs depuis dix ans toute nouvelle construction de parking public. Or, à l’heure où nous débattons êtes-vous en mesure de dresser un bilan du stationnement mais aussi de la circulation induite par la recherche de stationnement et même plus de la pollution générée par cette action ? Les emplacements de stationnement de surface sont trop souvent squattés par des voitures ventouse restant stationnés la journée entière, voire la semaine ou plus. La libération de ces emprises passe par la construction de parkings résidentiels à tarif avantageux. Une fois ces espaces libres ils pourront être bénéfiques aussi bien aux commerces sur certaines zones nécessitant du stationnement rotatif, qu’aux usagers plus vulnérables par l’augmentation de la largeur des trottoirs ou encore aux aménagements des voitures électriques qui doivent être encouragés par la Ville. Bref, à l’embellissement de nos rues.

Voilà les quelques remarques sur le PDU et sur votre avis que nous ne sommes pas en mesure de voter en l’état. Pas assez de pédagogie pour répondre aux préoccupations des concitoyens et des réformes proposées qui ne sont pas à la hauteur des défis lancées par la concurrence des autres grandes métropoles mondiales.

Conseil de Paris du 12 novembre 2012