Intervention sur la réforme des rythmes scolaires à Paris

Conseil de Paris – le 25 mars 2013

Contre vents et marées, face à la fronde de 80 % des enseignants, de la majorité des associations de parents d’élèves, du monde associatif dans son ensemble et des personnels de la ville, vous aurez tenu bon et réussi ce matin à obtenir une majorité pour appliquer dans cinq mois la réforme tant décriée des rythmes scolaires, grâce aux tractations passées avec vos alliés verts.

Ce sera une victoire politique d’abord au sein du parti socialiste, puisque aucun des maires des grandes villes de France de Gauche n’aura été en mesure, sauf vous, de l’appliquer, ni M. Collomb à Lyon, ni Madame Aubry à Lille, ni même un membre du gouvernement socialiste, M. Le Foll au Mans.

Une victoire politique pour vous, mais une défaite collective pour les parisiens, parce malheureusement en choisissant la précipitation, vous vous êtes trompés de combat : vous affaiblissez l’école et le corps enseignant et passez à côté d’une réforme absolument fondamentale de la politique éducative, au regard des mutations profondes que connait notre société.

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Delphine BÜRKLI interroge Bertrand DELANOË sur les poursuites pénales engagées contre son ancienne adjointe Mireille FLAM

Pendant la séance des questions d’actualité du Conseil de Paris du 25 mars, Delphine BÜRKLI a interrogé le Maire de Paris Bertrand DELANOË sur les poursuites pénales engagées contre son ancienne adjointe chargée des marchés publics et ancienne présidente de la Commission d’appel d’offre, Mireille FLAM, pour « corruption active » et « recel de favoritisme » dans le cadre de la passation de marchés de gestion des déchetteries et de collecte des encombrants.

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Intervention sur le budget 2013 de l’Aide sociale à l’enfance de la Ville de Paris

Monsieur le Maire, il y a un an, le 12 décembre 2011, vous saisissiez  le Premier ministre de l’époque, je cite, « de la situation dramatique des mineurs étrangers isolés qui arrivent en nombre important dans la capitale». Face à l’afflux de nouveaux enfants isolés venus de l’étranger qui s’ajoutaient aux 1.700 déjà pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, vous annonciez que Paris ne serait « plus en capacité de répondre aux nouvelles demandes de prise en charge », et de vous défausser une fois encore, sur l’État, accusé de se dérober à ses responsabilités, laissant la collectivité parisienne affronter seule cette « situation dramatique ».

Sur des sujets aussi sensibles à traiter qui doivent nous rassembler et non nous diviser, qui touchent à des enfants exploités, maltraités sur le sol parisien, j’ai vraiment beaucoup de mal à accepter, en tant qu’élue, l’argument qui est dire ce n’est jamais de notre faute, c’est celle de l’autre.

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La création de l’UMP, c’était le 17 novembre 2002

A la veille du choix entre François Fillon et Jean-François Copé, l’UMP souffle sa dixième bougie. Et dix cadres, élus de l’UMP, toutes sensibilités confondues (Fillon, Copé, Le Maire, NKM ou Bertrand) réaffirment leurs valeurs communes, au-delà du duel pour la présidence. 

C’était le 17 novembre 2002. Le Congrès fondateur se réunissait et votait la création de l’UMP – Union pour un Mouvement Populaire -, succédant à l’Union pour la Majorité Présidentielle, laquelle s’était instituée afin de donner une majorité claire au président de la République. C’était il y a dix ans.

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Intervention sur le Plan de Déplacement Urbain de la Région IDF

Je me félicite d’abord que vous ayez accepté d’organiser un débat, à la demande du groupe UMP, sur le plan de déplacement urbain d’Ile de France, qui est, avec le schéma directeur régional, un outil incontestablement clé d’aménagement du territoire francilien qui aura des conséquences sur le quotidien des parisiens.

Pour nous, c’est un débat fondamental auquel nous voulons contribuer de façon constructive vers un objectif partagé de lutte contre la pollution et d’usage plus raisonné de la voiture et des deux roues, un objectif qui ne peut être réalisé que s’il est compris et légitimement partagé par les populations donc démocratiquement accepté.

En ce sens, le PDU qui nous est proposé et l’avis qui nous est soumis ne fait pas  assez preuve de pédagogie et manque d’ambitions et d’audace, puisqu’il ne crée pas les conditions d’un débat apaisé. Il s’agit ici une fois de plus de diviser les parisiens et les franciliens,  de les éloigner plutôt que de les rassembler dans l’idée – et il y a urgence – que notre Région et Paris doivent engager une véritable  révolution urbaine, sortir de l’égoïsme pour mieux vivre ensemble, en développant un Grand Paris tourné vers l’innovation, fortement créateur d’emplois, un territoire écologique et moderne qui aime et aide l’entreprise, et une ville qui partage mieux son espace au bénéfice d’abord des parisiens.

Sur ce dernier point précisément, pratiquement rien n’est évoqué dans le PDU ou dans votre avis sur le développement des zones de rencontres ou sur l’évolution du concept de rues jardins que je considère comme des éléments structurants pour promouvoir une ville réconciliée et conviviale.

Car, lutter contre la pollution, c’est aussi repenser les lieux de circulation, de fréquentation que constituent nos rues et nos grandes artères  et la seule limitation de vitesse à 30 km/h des grands boulevards ou bien du boulevard périphérique à 70 km/h que vous proposez ne répond pas au « mieux vivre ensemble », à cette exigence de plus en plus forte, que nous constatons dans nos quartiers – plus encore aujourd’hui qu’hier – de tisser des liens entre les habitants.

Avec le concept de la  « rue jardin »  ou de zones de rencontres, que vous occultez dans votre avis, c’est l’utilisation de matériaux nobles, la création de surfaces perméables, la prise en compte de la gestion des eaux pluviales et l’insertion de lien social.  Avec une circulation apaisée, un revêtement de la chaussée adapté, une végétation omniprésente, les quartiers, à l’exemple de ce qui se fait à Bordeaux, le développement de ces concepts de convivialité ont l’avantage de proposer un partage de la voirie équitable et sécuritaire de tous les usagers et sont un moyen réel pour dynamiser le commerce de proximité qui constitue l’âme de nos villes, le lien social au « vivre ensemble » auquel nous sommes attachés. Et Paris se doit d’oser ce type de corridor écologique.

Pour réduire la part modale de la voiture dans les modes de déplacements, le PDU doit se fixer également des objectifs beaucoup plus ambitieux. Car, si l’on veut pouvoir proposer une véritable alternative à l’utilisation de la voiture particulière, il faut d’abord augmenter la fréquence des bus, améliorer l’accessibilité et la sécurité du métro, et engager une refonte complète de nos pôles multimodaux. Aucune proposition dans ce PDU pour repenser les gares comme de réels lieux de vie et non pas comme de simples salles d’échanges entre plusieurs modes de transports. Or, le travail exercé sur les gares du Grand Paris Express doit aussi être mis en place pour les gares existantes intra-muros. Prenons l’exemple de la gare RER d’Auber, inauguré en 1971, qui n’est plus du tout adapté aux attentes des parisiens et des franciliens. Ce pôle comme l’ensemble des pôles parisiens doit être requalifié pour redonner vie à ces sous-sols et tunnels, à l’exemple de la ville souterraine de Montréal, avec l’implantation de nouveaux services aux horaires adaptés, à la disposition des usagers : commerces de bouche, services d’aide à la personne, services postaux, bancaires, office du tourisme, etc.

De plus, au même titre que l’autolib, l’autopartage ou le covoiturage, les taxis doivent se positionner comme une véritable offre de transport alternative à la voiture particulière. Sur ce point, ni  le PDU, ni vos propositions ne se positionnent clairement sur le devenir des taxis parisiens et franciliens. Or, force est de constater, pour dire les choses clairement, que le dispositif des taxis franciliens si on le compare à d’autres  exemples étrangers, ne marche pas… Les usagers, qu’ils soient professionnels ou touristes ne peuvent plus attendre 15 à 20 minutes au bord d’un axe circulé pour bénéficier de ce service. La Mairie de Paris doit amplifier le dialogue avec les professionnels du secteur et la Préfecture,  pour qu’à toute heure de la journée et de la nuit et surtout sans réservation, cette forme de transports à la demande soit disponible en moins de 5 minutes dans l’hyper-centre.

Enfin limiter la place de la voiture dans Paris, c’est aussi agir sur les conditions d’accès au parking résidentiel.

Les parcs de stationnement, souvent comparés à des aspirateurs à voitures, ne sont pas considérés par la Municipalité comme un outil au développement économique de nos quartiers. Vous empêchez d’ailleurs depuis dix ans toute nouvelle construction de parking public. Or, à l’heure où nous débattons êtes-vous en mesure de dresser un bilan du stationnement mais aussi de la circulation induite par la recherche de stationnement et même plus de la pollution générée par cette action ? Les emplacements de stationnement de surface sont trop souvent squattés par des voitures ventouse restant stationnés la journée entière, voire la semaine ou plus. La libération de ces emprises passe par la construction de parkings résidentiels à tarif avantageux. Une fois ces espaces libres ils pourront être bénéfiques aussi bien aux commerces sur certaines zones nécessitant du stationnement rotatif, qu’aux usagers plus vulnérables par l’augmentation de la largeur des trottoirs ou encore aux aménagements des voitures électriques qui doivent être encouragés par la Ville. Bref, à l’embellissement de nos rues.

Voilà les quelques remarques sur le PDU et sur votre avis que nous ne sommes pas en mesure de voter en l’état. Pas assez de pédagogie pour répondre aux préoccupations des concitoyens et des réformes proposées qui ne sont pas à la hauteur des défis lancées par la concurrence des autres grandes métropoles mondiales.

Conseil de Paris du 12 novembre 2012

Débat sur la charte relative à la téléphonie mobile prise entre la Ville et les 4 opérateurs

A première vue, votre projet, dans sa formulation, apparaît équilibré entre le souci de développer l’économie numérique et le maintien de la qualité du cadre de vie des Parisiens. Et puis, à y regarder de plus près, on se rend assez vite compte que si cette charte constitue un progrès, c’est d’abord au bénéfice des opérateurs de téléphonie mobile et en aucun cas pour les Parisiens.

Là encore, nous sommes devant une contradiction entre le discours qui se veut protecteur des habitants et vos réelles décisions dictées par des intérêts financiers pour remplir les caisses de la Ville.

Et pourtant, vous vous félicitez de réunir régulièrement des panels de citoyen – ça fait en effet très démocratie directe – mais est-ce que vous écoutez pour autant ce qu’ils ont à vous dire ?

Exemple : Où sont, dans le document que vous nous soumettez, les propositions qui avaient été émises par le panel des citoyens le 18 juin 2009 au cours de la « conférence parisienne ondes, santé, société » qui s’était réuni à votre initiative? J’en rappelle les conclusions :

Premièrement, la nécessité de mutualiser les antennes, pour qu’il n’y ait qu’un seul réseau et non pas 4 comme c’est le cas aujourd’hui. L’idée étant de réduire le nombre d’antennes et donc l’exposition des habitants,

Deuxièmement, la reconnaissance et le suivi des personnes électro-sensibles, pour que des mesures adaptées soient prises en leur faveur. Quand on se targue matin, midi et soir de faire du social, rien ne fait allusion à ces personnes dans ce projet, ce que je regrette.

Enfin, troisième proposition, l’abaissement du seuil maximum à 0,6V/m. Une proposition reprise par un vœu voté en 2010 par notre Assemblée à la quasi-unanimité. C’était il y a à peine deux ans …

De toutes ces conclusions, aucune ne figure dans ce projet de charte, ce que j’avoue ne pas bien comprendre.

Rien n’est non plus proposé dans votre charte pour travailler sur les quelques points les plus exposés dans la Ville afin d’y réduire les risques pour le public, alors que cela serait pour le coup une avancée concrète pour les parisiens. Le seuil de 5V/m pour la 3G n’a rien de contraignant pour les opérateurs, c’est au contraire le symptôme que cette charte a bien été rédigée pour eux, et pas pour les habitants de cette ville, pour protéger les intérêts des opérateurs et non pas pour protéger les habitants de Paris des risques encourus par les antennes-relais.

Des associations vous ont d’ailleurs demandé le retrait de certaines antennes (une poignée seulement sur les 2.353 antennes que compte Paris) qui ont été implantées cette année en passant outre toute concertation ou en ne tenant pas compte du refus de la mairie d’arrondissement, comme au 173, rue Marcadet dans le 18e, où un vœu a été voté par mon collègue Pierre-Yves Bournazel et le groupe Verts. Que leur répondez-vous ?

A propos du rôle des associations d’ailleurs, on apprend en page 10 de votre document que celles qui siègeront dans la prochaine Commission de concertation de téléphonie seront sélectionnées par le Maire de Paris … ce qui révèle une forte intention de votre part de verrouiller la concertation et de rester entre vous… Je regrette que sur des sujets aussi sensibles aucun représentant de conseil de quartier concerné, aucun élu d’opposition ne puisse siéger dans cette instance.

Dans mon arrondissement, le 9e, l’implantation d’une antenne-relais au 37, rue de Bellefond, à proximité immédiate de l’école maternelle Rochechouart et du Centre Valeyre, qui sont deux établissements fréquentés par les enfants, cette implantation pose problème et fait débat. Un collectif de parents d’élèves et de riverains s’est constitué et leur pétition a obtenu près de 700 signatures à ce jour. Que répondez-vous à ces Parisiens qui craignent pour leurs enfants qu’ils soient surexposés par ce type d’installation?

En définitive, quand on lit cette charte, une chose est sûre : beaucoup est donné aux opérateurs, mais eux que vous donnent-ils comme assurance en échange ?

De toute évidence, un sacré pactole estimé entre 2 et 3 millions d’euros par an. Est-ce la valeur que représente à vos yeux, le bien-être de nos concitoyens ? Pourtant, je reste convaincue que les deux étaient compatibles, si vous aviez eu l’ambition de rédiger une charte équilibrée.

Dans ce document, vous ne parlez ni études d’impact sanitaire, ni de rationalisation du réseau, ni de protection des Parisiens, ni même – et je considère que c’est le plus grave – d’une vision à long-terme de cette problématique. De progrès ou d’ambition de faire de Paris la capitale du numérique de référence mondiale, je n’en vois pas. C’est la raison pour laquelle je m’abstiendrai sur ce projet, à moins que vous acceptiez de voter les vœux présentés par mon groupe, mes collègues Claire de Clermont Tonnerre et Laurence Douvin, qui apportent de vraies avancées sur ce sujet et rendent le dispositif plus équilibré.

Conseil de Paris du 16 octobre 2012

Peillon et la dépénalisation du cannabis : des propos irresponsables!

C’est avec consternation que nous avons pris connaissance de la très grave affaire de blanchiment d’argent et de trafic de drogue, qui implique notamment une élue Europe Ecologie parisienne.

Dans ce contexte, alors que nous avons, en tant qu’élus, un devoir d’exemplarité à tenir vis-à-vis de nos concitoyens, les propos du Ministre de l’éducation nationale en faveur de la dépénalisation du cannabis révèlent la crise profonde des valeurs et les contradictions fortes qui secouent actuellement la Gauche. 

Ces propos irresponsables sont une provocation pour toutes les familles touchées par le fléau de la drogue, en aucun cas une réponse efficace à un problème de santé publique et de détresse sociale.

Nous demandons solennellement la démission de Vincent Peillon, une nouvelle fois désavoué par le Premier Ministre.

Jean-Didier Berthault, Delphine Bürkli, Jean-Baptiste Menguy, Vincent Roger

Tribune du 15 octobre 2012

Sport à Paris, une Ville à bout de souffle

Le Maire de Paris a choisi de faire son compte-rendu de mandat dans le 1er arrondissement sur sa politique en faveur de la pratique sportive à Paris. Nous faisons le constat que le développement du sport pour tous à Paris est dans l’impasse.

Nous dénonçons l’absence totale de politique de proximité en la matière. La Ville de Paris a en effet consacré près de la moitié des dépenses d’investissement pour le stade Jean Bouin et les dix matchs annuels du club de rugby du Stade français (250 millions sur les 580 prévus entre 2008 et 2014), privilégiant ainsi le sport business au détriment du sport de proximité. Ce projet a d’ailleurs entraîné la disparition d’un terrain de rugby, de hockey, de football, et une piste d’athlétisme.

La majorité municipale aurait dû notamment : dresser un audit complet des infrastructures sportives parisiennes, comme l’UMP le lui demande depuis des années ; assurer la rénovation et le bon fonctionnement des équipements, en particulier les piscines (exemple : la piscine Valeyre dans le 9e) ; tenir ses promesses en lançant les projets tels qu’un nouveau gymnase dans le 4ème (aujourd’hui un seul gymnase qui n’est plus aux normes pour 30 000 habitants, une piscine flottante sur la Seine dans le 15ème….) ; répondre au conflit des personnels de la Ville, en particulier pour clarifier la répartition des compétences entre les maîtres nageurs et les professeurs de la Ville de Paris pour les cours de natation ; lancer la mise à l’étude de nouveaux équipements sportifs, comme une nouvelle patinoire et un skate-park dans l’ouest parisien.

De même, le Maire de Paris devra s’expliquer ce soir comment la Ville compte adapter sa politique sportive à l’égard des associations et des clubs qui doivent assurer la hausse colossale des tarifs (multipliés par 4) pour utiliser désormais des équipements de proximité. Les familles devront en assumer le coût. Le Maire de Paris devra également s’expliquer après l’annonce par le Président de la République ce matin, du retour à la semaine de quatre jours et demi, probablement le mercredi matin, moment de la semaine privilégié pour le fonctionnement de ces associations à Paris. Nous serions aussi heureux de l’entendre faire le bilan d’une politique de municipalisation du sport qui s’est faite au détriment des réseaux associatifs.

Forts de ces différents constats, nous dénonçons une politique sportive à bout de souffle. Pour nous, Paris doit avoir une politique sportive ambitieuse parce que le sport constitue un bon moyen pour lutter contre le stress urbain, parce que la pratique sportive doit être au cœur d’une politique municipale de santé publique et parce qu’enfin le sport est porteur de principes éducatifs fondamentaux pour la jeunesse.

Jean-François Legaret, Président du Groupe UMPPA et Delphine Bürkli, Jean-Didier  Berthault, Jean-Baptiste Menguy, Vincent Roger

Tribune du 10 octobre 2012