Programme immobilier 39 avenue Trudaine

Intervention au Conseil de Paris. Décembre 2017.

Quelques mots pour dire que je me satisfais de voir à nouveau une délibération sur cette parcelle à l’ordre du jour. Pour la parfaite information de mes collègues, il s’agit de l’ancienne école de commerce Advancia, située au 39, avenue Trudaine.

Le projet initial consistait en un programme de logements privés, de logements sociaux et de crèches, cela remonte à presque 10 ans. A mon arrivée en 2014, le permis de construire était englué dans un certain nombre de recours et le bâtiment était vide depuis 2009, le déménagement ayant été fait entre 2007 et 2009. C’est en résumé l’histoire d’un projet mal préparé et d’une concertation ratée sous la précédente mandature.

Aujourd’hui, nous avons pu remettre en route le projet sur la base d’une vraie concertation avec les habitants, en lien avec les adjoints, M. BROSSAT et M. MISSIKA, nous les avons impliqués dans le processus de sélection de l’architecte en décembre dernier, ce qui nous a valu un Territoria bronze cette année.

La morale de l’histoire, dans cette délibération, c’est que lorsqu’on se met autour de la table pour discuter et quand on coconstruit un projet avec les habitants, nous parvenons à faire avancer les dossiers. C’est ce qui nous a permis d’élaborer le programme de logements sociaux avec le promoteur et d’obtenir ainsi des logements adaptés aux familles.

Nous voterons cette délibération.

Je me permets, puisque mes 5 minutes ne sont pas écoulées : j’ai entendu attentivement au début de notre débat les propos de Mme PREMEL, et vous comprendrez que je ne sois pas tout à fait en accord avec le constat qu’elle a fait de la politique du logement à Paris, qui me semble plus qu’exagéré au regard des résultats.

Sur les 8 délibérations présentées et qui concernent en effet le 9e arrondissement, nous en votons 2, dont celle que je viens de soutenir il y a quelques instants sur le 39, avenue Trudaine, et une autre parce que nous transformons des bureaux en grands logements, et c’est pour moi une bonne chose.

Nous votons contre les autres, car nous considérons que la réponse apportée ne correspond pas aux attentes des Parisiens, d’appartements familiaux, de maintien du logement libre, et d’encouragement de l’investissement locatif. Vous appliquez la même politique, et la pression sur le logement n’a jamais été aussi forte. J’ai en tête le dernier sondage IFOP qui stipule que plus de 70 % des Parisiens sont mécontents de la politique du logement à Paris. C’est donc là que le bât blesse, il faut changer de braquet et trouver peut-être une autre façon d’envisager la politique du logement à Paris.